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Accroître la performance des systèmes décisionnels grâce à la «richBI»


Rédigé par par Etienne BUREAU, Novedia Group le 5 Janvier 2010



Etienne Bureau, Directeur Marketing de Novedia Group
Etienne Bureau, Directeur Marketing de Novedia Group
Les portails, les mashups, le communautaire, les wiki, le Cloud, les widgets…autant de solutions issues de l’internet grand public qui commencent à se diffuser massivement dans le monde des entreprises où elles révolutionnent les pratiques et les usages. La BI semble pourtant en reste alors que l’utilisation des technologies web d’enrichissement des interfaces permettrait de résoudre un problème chronique: la sous-exploitation des solutions déployées, aussi bien en interne par les collaborateurs, qu’en externe par les clients, partenaires ou fournisseurs.

Des solutions décisionnelles trop orientées « fonctionnalités » au détriment de l’expérience utilisateur.

A bien y regarder le succès du web repose fondamentalement sur l’association de la facilité d’accès à une multitude de services, avec une expérience utilisateur riche et optimisée. Pour s’en rendre compte il suffit de comparer l’évolution du web au cours des 10 dernières années pour constater que globalement les fonctions proposées ont peu évoluées au regard des progrès au niveau de l’expérience utilisateur:
· Interfaces à la fois claires et enrichies,
· Processus et parcours clients simplifiées et normalisés,
· Capacité de personnalisation et de customisation,
· Distribution maximale des services (widgets, flux rss…) et fédération dans des fronts uniques (portails, réseaux sociaux…).

Transposées dans le monde de l’entreprise ces tendances ce traduisent par l’émergence d’une Entreprise 2.0, révolutionnant les pratiques collaboratives, revisitant les solutions métiers et créant des ponts entres les silos historiques.
Face à cette lame de fond web, le monde décisionnel évolue également. On voit effectivement de plus en plus:
· Des accès aux solutions proposées via des interfaces web légères, plutôt que des applications locales,
· Une évolution des modes de déploiement vers les Clouds permettant d’améliorer les performances techniques, la rapidité de déploiement et de la facilité de maintenance / supervision

Les solutions, déjà très performantes d’un point de vue technologique, le sont encore plus, avec malheureusement peu d’impacts au quotidien pour les utilisateurs. Les énergies sont concentrées vers les fonctionnalités plutôt que vers le service. Pourtant les carences sont flagrantes:
· Les taux d’actifs et d’usages des systèmes déployés sont très faibles,
· Les utilisateurs sont globalement insatisfaits au point de développer, de manière autonome, des solutions plus souples, plus opérationnelles, plus tactiques,
· Les solutions restent très cloisonnées, peu intégrées dans les dispositifs Entreprise 2.0
Heureusement cette situation n’est pas une fatalité car les technologies d’enrichissement des interfaces web cohabitent particulièrement bien avec le décisionnel.

Les fonctionnalités sont là, maintenant place à l’usage grâce à la «RichBI»

En dix ans le web est passé de l’affichage statique de page HTML à la mise en œuvre massive des RIA, Rich Internet Applications, dont Flash et maintenant Silverlight directement dans le navigateur. Rien ne s’oppose à ce que ces RIA soient exploitées par la BI, pour donner naissance à la richBI:
· Les systèmes décisionnels sont capables désormais de générer des flux de données standardisées (xml par exemple), exploitables par les RIA,
· Les navigateurs sont assez performants pour traiter des volumes importants de données, tout en conservant rapidité et fluidité dans l’affichage et les transitions.

Au-delà des aspects techniques les conditions sont clairement réunies pour capitaliser sur la maturité et les usages des utilisateurs eux-mêmes. De par leurs pratiques personnelles au quotidien, les utilisateurs professionnels sont avant tout des utilisateurs grand public. Ils explorent, produisent et partages des contenus, Ils effectuent des achats, paient leurs impôts ou gèrent leur patrimoine. On peut se demander pourquoi il apparaît souvent beaucoup plus compliqué de générer un rapport d’activités mensuelles que de réserver un billet de train sur le web.

Une nouvelle approche est donc possible, mais elle nécessite une remise en cause des pratiques «historiques» afin:
· D’exploiter au plus proche les codes et pratiques du web,
· De designer des interfaces simples, riches et intuitives,
· De faire preuve de créativité pour proposer de nouvelles manières de regarder les données,
· De mettre en œuvre les moyens de partager et d’échanger.
Offrir un service c’est bien, mais l’animer c’est encore mieux. Là encore les méthodes développées pour le segment grand public viennent à la rescousse du décisionnel. Campagnes de recrutement, accompagnement au développement des usages, actions de relance ou de fidélisations doivent devenir le quotidien des services décisionnels.

En bref, on ne déploie pas une solution, on lance un service. On n’administre pas des comptes, on anime une communauté d’utilisateurs.




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