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Allier décisionnel et stratégie militaire pour sortir de la crise


Rédigé par par Stéphane THIA, Unovia le 11 Février 2011



Cartographie des systèmes actuels

Stéphane THIA, directeur technique de Unovia
Stéphane THIA, directeur technique de Unovia
Jusqu'à aujourd’hui, la majorité de nos clients se sont surtout attelés à mettre en œuvre des systèmes décisionnels plus ou moins complexes, à l’image de leur organisation. Ces systèmes d’informations décisionnels ont souvent comme finalité des tableaux de bord permettant aux différentes entités d’une entreprise, de suivre leur activité à travers des données opérationnelles agrégées ou pas. Force est donc de constater, que les systèmes en place restent avant tout du suivi opérationnel.

Si ce suivi - basé essentiellement sur des indicateurs - permet à chaque entité d’évaluer la réalisation d’un ou plusieurs objectifs, il ne se prête cependant pas à un pilotage PROACTIF.

Amalgame entre un projet de reporting et de pilotage de la performance

Avec la crise de nombreuses sociétés finales (clients) se sont aperçues que leur outil de reporting ne faisait (par exemple) que constater une diminution de leur CA avec une visualisation au niveau opérationnel de l’endroit où les chiffres n’ont pas été bons. En aucun cas, ces chiffres ne leur auraient permis de se prémunir de cette baisse. Pour cela, il aurait fallu avoir des indicateurs clés de performance, que l’on obtient en partie avec des indicateurs standards (opérationnels), mais également à partir d’éléments extérieurs pas toujours quantifiables et donc parfois difficiles à obtenir.

Si les grandes entreprises peuvent se permettent de se payer un cabinet d’audit pour identifier les effets de leviers et les indicateurs leur permettant de réellement piloter leur activité de façon active, ce n’est pas le cas des PME qui représentent 90% des sociétés Françaises (Etudes IBM). De même, les solutions proposées par les cabinets d’audit restent parfois théoriques, ne prenant pas suffisamment en compte les problématiques décisionnelles et l’environnement global de l’entreprise, rendant difficile la transposition de l’étude en indicateurs clés de performance.


Mesurer la performance d’une entreprise : Quid et pour qui ?

L’entreprise d’aujourd'hui doit être attentive à son environnement et doit pouvoir anticiper. L’appréciation de la réalisation d’un projet stratégique doit se faire dans la mesure des causes et non des effets. Pour cela, il appartient souvent à la direction de mettre en place, et surtout de valoriser ces projets dits de Balanced Scorecard (BSC).
Bien que ce terme soit apparu dans les années 1992, cette notion est difficile à appréhender et les projets BSC voient difficilement le jour avec succès.
En effet, une bonne équipe de consultants qui a réussi plusieurs projets n’est pas le seul ingrédient d’une bonne recette d’un projet BSC. En complément de cet ingrédient, il faut un chef cuisinier qui donne envie, qui soit moteur dans la mise en œuvre de sa recette.


Patrick JAULENT accompagne de grands groupes français et étrangers qui depuis plusieurs années ont souhaité améliorer la performance de leur système d’information de pilotage. Comme il le dit si bien :
« Le véritable challenge n’est pas tant d’avoir une bonne stratégie mais bien d’exécuter une stratégie. Mais une « bonne exécution » suppose une certaine dose de flexibilité, d'adaptation des outils et projets stratégiques dans le temps ainsi que l’adaptation des objectifs eux mêmes, sans parler de la latitude laissée aux initiatives individuelles. »

Au fil de ses projets de pilotage de la performance, ce dernier a industrialisé et amélioré sa démarche projet, intégrant sur chaque projet les expériences précédentes et les écrits stratégiques militaires, tel le Sun TZU (général chinois du 6ème siècle avant JC) utilisait dans les principaux programmes de management, ou encore Clausewitz et autres références militaires.

Patrick JAULENT durant ces deux dernières années s’est attelé à effectuer un condensé de sa longue carrière dans un livre «Objectif Performance » qui sortira en mai 2011. Ce dernier ne refait pas un remake des ouvrages liés au BSC, mais propose avant tout et surtout une méthodologie de mise en œuvre des éléments de l’ombre qui garantiront le succès de vos projets. Il parlera ainsi de facteurs clés de réussite, ou encore de stratégie d’entreprise.

Pour en avoir lu les éditions précédentes, je le conseillerai au plus grand nombre car cet ouvrage, le 5ème du nom, est une vraie bible de bon sens, et a le mérite de recenser et d’exposer une méthodologie pragmatique, exposée de façon simple et intuitive illustrée par des exemples de mises en œuvre de celle-ci. Patrick JAULENT a toujours su se mettre au même niveau que ses lecteurs, sans que le contenu n’en soit altéré.

Cette dernière édition s’annonce comme un best of à ne pas rater, et en attendant sa sortie, je vous laisse vous délecter de cette avant première :

Stéphane THIA : Bonjour monsieur JAULENT, depuis combien de temps travaillez vous sur ces problématiques de performance ?
Patrick JAULENT : Cela fait plus de 20 ans que je m’intéresse aux problématiques liées au pilotage de la performance. On peut cependant identifier trois époques distinctes :
Une première partie en tant que professeur d’universités en France et à l’étranger (USA).
Puis en tant que co-créateur d’une entreprise (ReUSE SA) que j’ai vendu après 10 ans d’activités à une entité d’AIRBUS (CIMPA). C’est d’ailleurs pendant cette période que je me suis rapproché du Dr Robert KAPLAN (via les méthodes Activity Based Costing / Activity Based Management et Balanced Scorecard) et de le faire témoigner pour la 1er fois en France le 5 décembre 2002, puis en juin 2004 à Paris.
Et enfin, comme consultant dans de grands cabinets de conseil comme ACCENTURE.

Stéphane THIA : Vous fédérez un club Européen dont la thématique est le Balanced ScoreCard. Pouvez-vous nous expliquer en quelques lignes l’objectif de ce club et nous dire à qui s’adresse ce club ?
Patrick JAULENT : J’ai créé le club Balanced Scorecard France en février 2003 après la venue de Robert Kaplan. C’était d’ailleurs une idée du PDG de Siemens France. La mission du club est de favoriser les échanges de bonnes pratiques en matière de pilotage de la performance. Les organismes tels que le Ministère de la Défense, Siemens, Total, Malakoff – Mederic – La Banque de France (etc.) font partie de ce club. Le club BSC Europe a la même mission mais au niveau Européen.

Stéphane THIA : Votre livre, Objectif performance qui sort en mai 2011 s’appuie uniquement sur vos retours d’expérience, ou également sur les constats de ce club ?
Patrick JAULENT : Vous avez raison. Deux grandes parties composent le livre :
La première partie est entièrement consacrée à la démarche Balanced Scorecard qui n’est pas un simple tableau de bord prospectif équilibré.
La seconde partie s’attache à présenter en détail des retours d’expériences telles que nous les avons vécues. Quatre retours d’expériences sont entièrement développés : secteur public – entreprise industrielle – fonction finance et fonction IT.
Deux années furent nécessaires pour rédiger ce livre. Des 14 livres que j’ai écrit depuis mon premier en 1981 c’est celui qui m’a demandé le plus d’investissement personnel. J’espère qu’il apportera des réponses concrètes aux questions liées à la performance des organismes publics ou privés.

Stéphane THIA : Monsieur Jacques GRENIER, un autre grand nom connu des grands projets aurait participé à l’élaboration de cette dernière édition. Vous pouvez m’en dire quelques mots ?
Patrick JAULENT: J’ai connu Jacques à une réunion du club BSC auquel je l’avais convié. Jacques fait partie des quelques experts pragmatiques qui possède une réelle expérience de mise en place de ce type d’approche. Je suis très heureux de l’avoir comme co-auteur pour ce livre.

Stéphane THIA : Vos préconisations et mise en place de projets BSC intègrent beaucoup la notion de stratégie, avec souvent comme référence, des écrits militaires relativement anciens tel que le SUN TZU. Comment cela vous est- il venu à l’esprit ?
Patrick JAULENT : On ne peut pas s’intéresser à la stratégie sans étudier quelques stratèges militaires : Sun Tzu (6e siècle av. JC), général chinois, auteur du célèbre Art de la guerre ; Napoléon, Carl Von Clausewitz, Erich Ludendorff, auteur du concept de « guerre totale », et bien d’autres.

Stéphane THIA : Le SUN TZU est la bible des pratiquants d’arts martiaux. J’ai cru comprendre que vous avez poussé votre logique jusqu’au bout, en vous inscrivant au TAE KWONDO, qui s’est avéré être devenu une vrai passion. Est-ce vrai ?
Patrick JAULENT : Je pratique depuis des années le Taekwondo qui est mon autre passion. J’ai d’ailleurs demandé à l’un de mes maîtres Michel CARRON (6 e dan) de m’écrire la préface du livre.

Stéphane THIA : Je vous remercie pour cette entrevue, et du temps que vous avez bien voulu me consacrer.

En savoir plus

Objectif performance, ouvrage à paraître aux éditions AFNOR, en mai 2011. Ouvrage de Patrick JAULENT, coécrit avec Marie-Agnès QURARES et Jacques GRENIER.
Pour plus d’informations, vous pouvez contacter Stéphane THIA par mail à sthia@unovia.fr ou directement monsieur JAULENT à l’adresse suivante : patrickjaulent@yahoo.fr




Commentaires

1.Posté par patrick Jaulent le 11/02/2011 12:00
Le site internet de Maître Michel CARRON

http://www.taekwondoparis.com

2.Posté par patrick jaulent le 07/03/2011 16:50
Mes maîtres de Taekwondo sont Laurent TROCHET (5e Dan) c'est sous son autorité que je pratique régulièrement et Michel CARRON (6e Dan) pour des stages spécifiques.

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