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« Bigdata » et « Datavis » seront-ils les deux « buzzword » de 2011 ?


Rédigé par par Philippe Nieuwbourg le 28 Janvier 2011

A l’occasion de la conférence Strata 2011 qui se tient la semaine prochaine à Santa Clara, réfléchissons à l’impact de ces deux tendances que sont les « bigdata » et la « datavis » sur nos outils et nos besoins de traitement et de représentation des données.



Santa Clara Convention Center, California
Santa Clara Convention Center, California
Que les défenseurs de la langue française se rassurent, je n’ai pas décidé de migrer du côté obscur de la force globish ! Ce titre est bien entendu volontaire et assumé. Et même si je le regrette, il nous faut admettre que c’est de l’autre côté de l’atlantique que les concepts se transforment en tendances. La visualisation de données, que Jacques Bertin appelait la sémiologie graphique, a très certainement été élaborée en Europe. Mais sur notre continent et dans notre langue qui privilégie le verbe à l’image, il a fallu attendre que ces idées soient reprises par quelques spécialistes du marketing à l’américaine pour qu’il soit de nouveau de bon ton de disserter autour… Et pour ceux qui privilégie notre langue, le titre de cet article aurait en effet pu être « Gros volumes de données et visualisation graphique seront-ils les deux mots-clefs de 2011 ? »

Quoiqu’il en soit, en matière d’aide à la décision, de manipulation et de représentation de données, deux mots-clefs prennent aux Etats-Unis leur envol : « bigdata » et « datavis ».

Le sujet du « bigdata » regroupe l’ensemble des problématiques liées à la manipulation de très gros volumes de données. Pas simplement celles d’un entrepôt de données d’entreprise, structuré et organisé comme on peut le trouver chez les opérateurs de téléphonie mobile ou dans la distribution. Mais l’ensemble des données qu’il est aujourd’hui question d’ouvrir, de partager, dans la sphère publique en particulier. Pas plus tard qu’hier, la Mairie de Paris a annoncé l’ouverture au public de ses données. Et elles sont nombreuses ! Et elles appartiennent finalement plus aux citoyens qui en ont assuré le financement de la collecte qu’à une quelconque administration. L’affaire Wikileaks a montré que la masse d’informations disponible pour le public n’allait cesser de croitre. Encore faut-il la stocker, la mettre à disposition et disposer des outils pour l’analyser. Toutes ces données sont bien sur disponibles « sur le nuage » et doivent être interopérables. Il est donc question de format de stockage comme de collecte. Et ces données ont une valeur. Si certaines, publiques, peuvent être partagées sans contrôle, d’autres se voient accoler un modèle économique, qu’il faut alors gérer.
Et les entreprises ne sont pas en reste. D’une part certaines données externes vont leur être très utiles pour affiner l’analyse de leur données propres. Et dans l’autre sens, de nombreux métiers constatent que leurs données pourraient devenir une source de revenu. C’est déjà le cas dans la pharmacie et chez les fournisseurs de la grande consommation depuis des années, et cette pratique devrait s’étendre.
Il n’y a pas de révolution, rétorquerons à juste titre certains lecteurs. Le « bigdata » n’a rien de nouveau, certes. Mais la formalisation du sujet ; sa « ré-importation » des Etats-Unis ; et les efforts marketing déployés par les fournisseurs qui s’intéressent au sujet, pourraient être un catalyseur. On parlera beaucoup de « bigdata » en 2011.

Et comme les données multiples et souvent non structurées doivent être présentées au commun des mortels que nous sommes, il faut faire évoluer les outils de visualisation. Vous avez déjà du BO/Cognos/SAS/Microstrategy/Microsoft… ? C’est bien. Mais tout cela ressemblera bientôt à un charmant Minitel comparé aux visualisation interactives et dynamiques indispensables pour parcourir des milliers de documents non structurés. La vie n’est-elle faite que de camemberts, d’histogrammes et de courbes ? Non, bien au contraire, et ces « bigdata » vont avoir un impact sur l’évolution des outils de représentation et de navigation dans les données. On ne représente pas de la même manière l’évolution du chiffre d’affaires de l’entreprise en deux dimensions, et l’analyse des mots employés par le Président de la République dans ses discours au fil du temps pour en déduire les grandes tendances de sa politique économique. On parle même aujourd’hui de journalisme de données
Tout est « données » ! C’est le signe de notre temps, et lui donne sa valeur. Encore faut-il savoir les fouiller, les mettre en perspective et les représenter. Là encore je peux vous assurer que l’on parlera beaucoup de « datavis » en 2011.

Et s’il faut aller plus loin, ne devons nous pas remettre en question l’architecture même de nos entrepôts de données. Les SBA (Search Based Applications) ont enfoncé un premier coin dans une architecture établie depuis près de deux décennies. Mais comme le propose Barry Delvin dans une conférence sur la mort du data warehouse peut-être est-ce le moment de remettre à plat certaines certitudes et de repartir d’une feuille blanche pour imaginer l’avenir.

Un avenir et des sujets avec lesquels vous pourrez interagir si vous vous rendez la semaine prochaine à la conférence Strata 2011 organisée par O’Reilly à Santa Clara. Au-delà du programme complet de plusieurs dizaines de conférences, un coup d’œil aux sponsors de la conférence permet de se faire une idée du renouvellement de fournisseurs que cette nouvelle vague entrainera peut-être. Autour du thème « bigdata », des fournisseurs comme EMC, EnterpriseDB, Amazon Web Services, mais aussi IBM ou Microsoft. Et autour du thème de la « data visualisation », Tableau Software, Jaspersoft, Pentaho, Esri… et d’autres encore.

Et si vous n'avez pas la chance de pouvoir être à Santa Clara pour cette conférence, vous pourrez néanmoins accéder au direct des sessions plénières au travers du lecteur ci-dessous :







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