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Cinq technologies disruptives qui impactent les services financiers


Rédigé par Vincent Harmsen, Informatica le 16 Février 2016

Au cours des cinq à dix dernières années, un certain nombre de nouvelles technologies ont émergé. Ces technologies ont et continueront d’avoir un effet perturbateur sur les sociétés de services financiers. Certaines ont transformé les modes de vie, ce qui impacte les interactions avec les établissements financiers. Par définition, il s’agit d’une technologie qui fait évoluer son utilisation ou son déploiement afin de permettre aux personnes et aux entreprises de faire ce qu’il leur était impossible de faire auparavant.



Vincent Harmsen, Vice Président des ventes Europe du Nord et de l'Ouest d’Informatica
Vincent Harmsen, Vice Président des ventes Europe du Nord et de l'Ouest d’Informatica
On les qualifie de technologies de « rupture » lorsque leur émergence, rapide ou non, offre de nouvelles opportunités commerciales aux entreprises ayant une stratégie et un courage suffisants pour les adopter. Les nouvelles technologies ne sont pas toutes des technologies de rupture ; parfois, ce n’est pas leur caractère innovant qui en fait des technologies de rupture, mais la manière dont elles sont utilisées.
Les sociétés de services financiers sont prudentes par nature. Une nouvelle technologie ou une nouvelle utilisation de la technologie est souvent accueillie avec un certain scepticisme jusqu’à ce qu’elle ait fait ses preuves ; plus vite elle prouve son utilité plus grande est sa part de marché.
Voici quelques technologies de rupture qui ont un impact sur les services financiers. Examinons leurs utilités et leurs champs d’applications potentiels.
Les applications mobiles déterminent désormais la façon dont les clients interagissent avec leurs fournisseurs. Pour que l’utilisateur continue à utiliser une application, les informations fournies par l’application doivent être précises, à jour et pertinentes pour l’individu à tout moment.
Les réseaux sociaux permettent d’obtenir l’avis des clients sur les produits et services, et constituent un canal de communication entrant et sortant grâce à une nouvelle plate-forme d’écoute de la « voix du client » qui facilite le développement de nouveaux produits et offre une vue des influenceurs et prescripteurs, ainsi que des détracteurs.
L’IoT (Internet des objets) est déjà présent dans le secteur de l’assurance, plus particulièrement l’assurance automobile, avec les données collectées à distance depuis les véhicules ou les données relatives à la santé pour l’assurance-vie. Les terminaux qui collectent facilement des données utilisables par les fournisseurs peuvent être très précieux en termes de développement de nouveaux produits et d’opportunité de croissance.
L’engagement omnicanal dans le secteur des services financiers va se poursuivre car les modèles d’interaction traditionnels perdent du terrain. Les clients recherchent des interactions personnalisées de meilleure qualité, quelle que soit la plate-forme, la technologie ou la méthode de contact. Ils cherchent également des fournisseurs qui leur apportent les bonnes informations pour qu’ils puissent prendre des décisions plus complexes sans aide ni intervention. Pour ce faire, ils ont besoin de données fiables, à jour, précises et pertinentes.
Le Cloud computing a transformé les activités commerciales de nombreuses entreprises et doit atteindre le même niveau d’adoption dans le secteur des services financiers. Les réglementations peuvent constituer des obstacles, mais les différents types de modèles de cloud computing alignés sur différentes méthodes de tarification peuvent faciliter la réalisation de nouveaux projets ou la mise à disposition de nouvelles solutions.
Ces technologies de rupture ont un point commun : elles génèrent des données ou en exploitent de manière innovante. Pour être pertinentes dans ce nouveau domaine, les sociétés de services financiers doivent adopter de nouvelles techniques reposant sur ces technologies, notamment l’analyse de texte pour les données non structurées. Elles doivent, de plus, combiner les meilleures méthodes de traitement des données dont elles disposent grâce aux solutions traditionnelles.

Alors, qu’y a-t-il de nouveau ?
Alors, qu’y a-t-il de nouveau me direz-vous ? Ne savons-nous pas déjà tout cela ? Je pense que si ; les sociétés de services financiers le savent déjà. Le problème est qu’elles n’ont pas encore adopté globalement ces technologies et n’en ont pas dégagé une valeur significative. De nombreux secteurs d’activité tirent déjà parti des avantages de ces technologies de rupture, mais les sociétés de services financiers n’ont pas évolué au même rythme en ce qui concerne la valeur ajoutée potentielle qu’elles apportent.
Permettez-moi de donner quelques exemples pour le démontrer. Dans le secteur de l’assurance, les données collectées à distance, ainsi que les données relatives à la santé et à la remise en forme, transforment déjà les produits et les services proposés, mais seulement par un nombre limité d’entreprises. Dans le secteur bancaire, la plupart des opérations de back-office importantes sont encore effectuées avec des solutions sur site (on premise) et seules quelques solutions de front-office sont disponibles par le biais d’applications cloud. De fait, si les entreprises n’exploitent pas les opportunités offertes par ces technologies de rupture, elles ne peuvent en tirer de bénéfices. Les sociétés de services financiers doivent être un peu plus audacieuses pour pouvoir tirer parti des technologies innovantes et créer de nouvelles solutions tactiques pour démontrer comment elles en tirent parti. Une approche agile, l’acceptation que l’échec est possible à condition de savoir le gérer et l’abandon rapide de la stratégie en cas d’échec permettront aux dirigeants de bénéficier de nouvelles sources d’information et de nouveaux avantages. Cette prise de conscience est indispensable pour libérer de l’investissement pour de nouveaux projets.
En résumé, les technologies ‘disruptives’ transforment la façon dont les données sont générées ou utilisées, mais les principes de gestion des données sous-jacents restent axés sur la manière dont les entreprises en dégagent de la valeur. La réponse à notre question initiale réside dans la façon dont les sociétés de services financiers peuvent être plus audacieuses dans l’utilisation des technologies innovantes et montrer rapidement en quoi elles sont avantageuses pour l’entreprise.




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