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D’accord / Pas d’accord : les experts critiquent SAP BusinessObjects BI 4


Rédigé par Propos recueillis par Philippe Nieuwbourg le 10 Mars 2011

SAP a récemment annoncé la nouvelle évolution de BusinessObjects : SAP BusinessObjects BI 4. Alors que l’écosystème va croissant autour de l’éditeur SAP, il nous a semblé intéressant de donner la parole à ceux qui au quotidien déploient ces logiciels dans les entreprises et sont donc censés les connaître. Nous leur avons demandé ce qu’ils pensaient de cette nouvelle version, quels points positifs et négatifs ils en retenaient. Et pour éviter le lustrage de chaussures, nous avions choisi d’éliminer les « experts » incapables d’identifier le moindre point négatif et pour qui le village merveilleux de l’informatique se limite à flatter le partenaire ! Tant pis pour eux, ils n’auraient de toutes façons pas été crédibles vis à vis face à vous, utilisateurs.



Des points positifs indéniables

Jean-Michel Franco, directeur de l’innovation chez Business & Decision
Jean-Michel Franco, directeur de l’innovation chez Business & Decision
Pour Laurent Allais, Directeur Alliances et Développement SAP BI & EPM chez Homsys, « La plateforme SAP BusinessObjects 4.0 se différencie des concurrents par sa forte scalabilité, qui la rend incontournable dans les grandes entreprises. Ceci est affirmé avec la nouvelle version puisque BO s'installe désormais sur un serveur 64bits. D'autres nouvelles fonctionnalités seront particulièrement utiles dans ces contextes : le multilingue, le travail collaboratif sur les univers ou encore les univers multi-sources ».
Pour Jean-Michel Franco, directeur de l’innovation chez Business & Decision, la prise en compte des contraintes de la base installée est un point fort, mais il convient de le nuancer : « Les clients de la base installée, tant côté Business Objects que SAP, ont été particulièrement pris en considération. Au-delà des évolutions « spectaculaires » que SAP a mis en avant dans ses événements de lancement, des points comme la facilité de migration pour les clients XI, la plus étroite et plus simple intégration à SAP BW, ou les outils d’administration, ont fait l’objet d’attentions toutes particulières. Nous pensons que tous les clients de la base installée doivent analyser les apports de cette nouvelle version face aux besoins de leurs utilisateurs et en profiter pour donner un nouveau départ à leurs projets décisionnels. Seul regret en la matière : l'évolution des produits se fait au détriment des anciennes populations BO 6.5 qui n'ont plus la possibilité de migrer en direct (le passage par une version XI 3 est nécessaire). Ils perdent par ailleurs le frontal historique sous Windows, Deski, remplacé par un Webi Rich Client qui ne possède pas encore l'ensemble des fonctionnalités du client lourd ».

Alan Boucard, consultant BI Senior chez Umanis
Alan Boucard, consultant BI Senior chez Umanis
Une meilleure disponibilité transversale de l’information

Alan Boucard, consultant BI Senior chez Umanis vante « une plateforme plus complète, plus homogène, plus intuitive pour la construction de rapports, pouvant allier nativement aux modèles relationnels connus jusqu'ici, des modèles multidimensionnels et multi-sources au sein même d’une même interface sémantique, grâce à un service de fédération virtuelle de données ».
Laurent Allais, Directeur Alliances et Développement SAP BI & EPM chez Homsys : « SAP BusinessObjects propose avec la version 4.0 une solution où l'intégration a été renforcée avec toutes les solutions SAP (ERP, BW, EPM). Désormais, il est possible aux outils BO de lire directement les cubes BW. Dans un environnement SAP, BO devient donc la solution de reporting évidente avec un effort de mise en œuvre minime. Par ailleurs, BO se positionne toujours comme solution "source agnostique". En effet, les univers, qui représentent la couche sémantique des données stockées dans le Data Warehouse, sont désormais accessibles par tous les outils, de Interactive Analysis (ex-webintelligence) à Dashboard (ex-Xcelsius). Ainsi, tous les utilisateurs, quel que soit leur mode d'accès aux données, partagent les mêmes informations, les mêmes concepts, qu'ils soient stockés dans une solution SAP ou dans un Data Warehouse non-SAP ».

Pour Rodolphe Francou, responsable du pôle BI de Micropole Grand Ouest, l’intégration entre Dashboard (ex-Xcelsius) et les univers est à souligner : « Cet outil présentait des atouts indéniables pour la présentation des données et l’interactivité. La suppression de la feuille Excel comme unique support à la présentation va permettre de positionner très facilement l’outil vers les directions générales et les directions métiers pour suivre les KPI, faire de la simulation et du SIG ».
Olivier Hébert, responsable technique de DeciVision : « Grâce aux Univers multi-sources, les Designers d’Univers peuvent maintenant croiser les informations de plusieurs types de bases de données au sein d’un seul et même Univers ».
Jean-Michel Franco, directeur de l’innovation chez Business & Decision : « La couche sémantique, force historique de produit, connait une seconde jeunesse, en réunissant le meilleur des mondes du relationnel et du multidimensionnel et en intégrant une dimension de fédération de données pour unifier des informations issues de sources hétérogènes. Elle permet de couvrir à la fois les besoins du décisionnel opérationnel, analytique et stratégique, ce qui correspond à une forte demande du marché ».

Olivier Hébert, responsable technique de DeciVision
Olivier Hébert, responsable technique de DeciVision
Interopérabilité : c’est le sujet qui rallie tous les suffrages

Alan Boucard, consultant BI Senior chez Umanis : « Les Univers BusinessObjects, systèmes de métadonnées entre interfaces utilisateurs et bases de données, sont dorénavant accessibles depuis l’ensemble des interfaces de conception utilisateurs (WebI, Crystal Reports, Dashboards (ex-Xcelsius)) une homogénéité attendue depuis longtemps ».
Olivier Hébert, responsable technique de DeciVision : « Le nouveau mode d’accès aux InfoQuery et InfoSource BW en mode BICS révolutionne l’accès au monde SAP en permettant de créer des requêtes directement sur les InfoQueries et InfoCubes et en divisant les temps de réponse par trois ».
Jean-Michel Franco, directeur de l’innovation chez Business & Decision : « SAP BI 4 .0 se présente comme une vraie suite, plutôt qu’en modules disjoints, au même titre que Microsoft Office par exemple : les applications pour l’accès aux données et leur mise en forme sont intégrées et on peut les combiner selon les besoins du moment via de nouveaux composants transverses tels que BI launchpad ou shared query ».
Laurent Allais, Directeur Alliances et Développement SAP BI & EPM chez Homsys : « Les outils de reporting et d'analyse ont évolué pour répondre aux demandes des clients, notamment la simplification de la construction et de l'utilisation des outils.
Par exemple, Webi est à présent capable de lire des sources multidimensionnelles et d'utiliser de vraies hiérarchies OLAP. Autre exemple : les graphiques d'Xcelsius, l'outil de construction des tableaux de bord, sont directement alimentés par les univers ou les cubes BW, sans passer par des web services et par la feuille Excel intégrée. La nouvelle solution "Advanced analysis for microsoft office" ou "for olap" permet de faire de l'analyse multidimensionnelle des données BW et se positionne comme une alternative préférable à BusinessExplorer
».
Rodolphe Francou, responsable du pôle BI de Micropole Grand Ouest : « Les univers adressent désormais des sources de données multidimensionnelles, ils sont multi-sources de données et permettent un design collaboratif. Ces trois nouvelles fonctionnalités sont très significatives. Leur absence en version précédente était un réel frein de déploiement chez nos clients. Les outils de création de vues métiers chez les suites concurrentes (Oracle et Cognos notamment) avaient déjà intégré ces fonctionnalités ».

De nouveaux outils, de nouvelles interfaces utilisateurs

Alan Boucard, consultant BI Senior chez Umanis souligne que « La 4.0 marque également l’apparition de nouveaux outils comme Explorer, une solution BI self-service, ainsi que Analysis Edition for OLAP et AE for MS Office, conçus pour des analyses plus fines, s’appuyant quant à eux sur des cubes SAP NetWeaver BW et Microsoft ».
Rodolphe Francou, responsable du pôle BI de Micropole Grand Ouest : « Les différents modules de la suite BO BI 4 ont été harmonisés et améliorés en présentation, fonctionnement. L’objectif est évidemment d’offrir à l’utilisateur une simplicité d’utilisation quelque soit le module utilisé. Cette démarche de simplification et d’harmonisation des interfaces s’inscrit dans les demandes récurrentes des utilisateurs d’avoir des outils simples et intuitifs ».
Olivier Hébert, responsable technique de DeciVision met en avant la « refonte et la mise en cohérence de toutes les interfaces utilisateurs (Portail Web, Web Intelligence, Crystal Reports, Dashboards), de manière à rendre l’utilisation des outils plus agréable et plus intuitive avec une réduction drastique du clic ».

Mais il reste encore des points négatifs

Yves Cointrelle, directeur général de Homsys
Yves Cointrelle, directeur général de Homsys
Le prix à payer

Pour Yves Cointrelle, directeur général de Homsys, « l’étendue de l’offre et la multiplicité des modules peuvent faire peur à des petites structures qui pourraient alors choisir des solutions tout en un, plus intégrées ».
Alan Boucard, consultant BI Senior chez Umanis voit dans cette nouvelle version « une plateforme plus performante avec l’adoption de la technologie 64 bits, laissant à la marge ceux ne pouvant migrer leurs environnements applicatifs sur les dernières versions d’OS (Operating System), nécessitant des ressources mémoires nettement plus importantes ».

Le manque d’audace et d’innovation, alors que les nouveaux concurrents sont très actifs

Jean-Michel Franco, directeur de l’innovation chez Business & Decision : « La constitution par les équipes informatiques d’une couche sémantique, ainsi que la mise à disposition d’une base de données sous jacente modélisée pour les besoins du décisionnel, restent des prérequis pour permettre aux utilisateurs d’être autonomes ; idem pour la constitution d’applications analytiques ou de tableaux de bord. L’offre doit progresser de manière à permettre à certaines populations d’utilisateurs de participer plus activement au prototypage et au design d’environnements décisionnels ».
Alan Boucard, consultant BI Senior chez Umanis regrette une plate-forme non révolutionnaire : « BO 4.0 joue la carte de l’intégration, mais ne remet pas en cause les fondamentaux connus jusqu’ici : ainsi la plateforme InfoView, l’outil de conception WebI, la Central Management Console (CMC), demeurent les pierres angulaires de cette nouvelle version, jouant ainsi la carte de la continuité ».
Jean-Michel Franco, directeur de l’innovation chez Business & Decision : « Bien que prise en considération, l’offre mobile est, à l’instar de celle des autres « méga-fourniseurs », encore en retrait par rapport à celle des « best of breed ». Dans le cas particulier de SAP, la dépendance de son offre Dashboard (ex Excelsius) à Flash est un handicap en environnement iPhone et iPad ». Il y a en effet ici une certaine incohérence entre la promotion tous azimuts que fait SAP de la plate-forme iPad comme appendice de l’ERP et la dépendance de Dashboard vis à vis de Flash.

L’intégration peut aussi être perçue de manière négative

Yves Cointrelle, directeur général de Homsys : « L’offre EIM pourtant de belle facture est un peu noyée dans la suite BI et pourrait être moins que par le passé, perçue comme une offre crédible en solo déconnectée de la suite BI ».
Jean-Michel Franco, directeur de l’innovation chez Business & Decision : « Bien qu’il existe des ponts entre les outils EPM (Consolidation, Planification budgétaire, analyse de la profitabilité…) et la plate-forme BI, ceux-ci sont basées sur des plates-formes bien distinctes, et peu intégrées ».
Rodolphe Francou, responsable du pôle BI de Micropole Grand Ouest : « La véritable intégration avec SAP et BW n'est prévue que pour la BI 4.1 prévue en fin d’année 2011 ».

Les incontournables problèmes de migration

Olivier Hébert, responsable technique de DeciVision : « L’outil de création de requêtes en client lourd Desktop Intelligence ne paraîtra pas dans cette version, cela risque de poser le douloureux problème de la gestion du parc de documents existants, notamment chez les gros clients qui n’auront d’autre choix que de redévelopper tout ou partie de ces reports en mode Web Intelligence ».
Rodolphe Francou, responsable du pôle BI de Micropole Grand Ouest : « Dans le contexte d’arrêt du client lourd historique de SAP (DeskI) qui est inéluctable depuis quelques années, beaucoup de clients attendaient de la nouvelle version une reprise totale des fonctionnalités en WebI. Là aussi prévu en BI 4.1, en fin d’année. Par ailleurs, il n'y a aucune annonce d’amélioration sur l’outil de migration. C’est inquiétant pour les clients full client lourd ». Par ailleurs, la stratégie de conversion des documents client-serveur pose questions : « SAP annonçant définitivement l’abandon de Deski, on attendait une intégration plus poussée des fonctionnalités Deski dans Interactive Analysis (ex WebIntelligence) d’une part, et la capacité de convertir plus facilement les documents Deski. Malheureusement, il apparaît que la qualité de conversion reste du même niveau que sous SAP BOXI v3.1 SP3 (version pour laquelle Deski reste une alternative à WebIntelligence), et que la principale fonctionnalité qui sera embarquée sera la prise en charge du SQL à la carte, mais dans une release disponible fin 2011. Un point qui reste donc encore à travailler pour SAP ».




Commentaires

1.Posté par Chea-Lie Heng le 01/03/2012 21:14
Quelques nouveautés sur SAP BusinessObjects 4.0

- gestion des univers multisources
http://blog.censio.fr/bi/business-objects/univers-multisources-businessbjects/

- la mobilité et le décisionnel
http://blog.censio.fr/bi/business-objects/le-point-sur-loffre-businessobjects-mobile-bi/

- l'intégration de Crystal dans SAP ECC
http://blog.censio.fr/bi/business-objects/integration-de-crystal-reports-dans-sap/

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