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Entreprise : Business Intelligence et Intelligence économique


Rédigé par Aboubacar Sadikh ndiaye le 10 Juin 2008



Les outils de la Business intelligence sont basés sur l'exploitation d'un système d'information décisionnel alimenté grâce à l'extraction de données diverses à partir des données de production, d'informations concernant l'entreprise ou son entourage et de données économiques. Ces systèmes d’informations s’inscrivent généralement dans un démarche globale prévoyant une veille stratégique et un cycle de renseignement (dans le cadre de l’intelligence économique) dont l’aboutissement final demeure la gestion du capital immatériel (informations, connaissances,.. compétences) de l’entreprise.

INTELLIGENCE ECONOMIQUE
Le terme d'intelligence économique renvoie à l'importance critique pour tous les acteurs de la vie économique d'avoir une connaissance pointue de leur environnement au sens large du terme, puisqu'il faut y inclure la connaissance des politiques publiques, des stratégies industrielles de ses concurrents, le suivi des évolutions technologiques et des inventions. La bonne information permet d'avoir conscience du besoin d'une décision et de prendre celle-ci de manière optimale.
L'accès rapide et étendu à une masse énorme d'information via Internet pose à l'évidence le problème de l'intelligence économique dans des termes totalement nouveau. La question est moins l'accès primaire à l'information, que la capacité de reconnaître ce qui est intéressant et qui produit cette information.
Une démarche d’intelligence économique vise à mettre en place des outils informatiques pour la veille, la collecte, le traitement et la diffusion de l’information à travers un système d’information fiable.
Le terme système d'information (ou SI) possède plusieurs significations. Dans un système d'information généralement, dirons-nous, d'une grande entreprise, on trouvera plusieurs applications dont des progiciels :
ERP - Enterprise Resource Planning (en français : PGI pour progiciel de gestion intégré) - qui intègre tous les systèmes informatisés permettant d'aider le travail dans l’entreprise.
CRM - Customer Relationship Management (en français : GRC gestion de la relation client) - Regroupe toutes les fonctions permettant d'intégrer les clients dans le système d'information de l'entreprise
SCM - Supply Chain Management - Regroupe toutes les fonctions permettant d'intégrer les fournisseurs et la logistique au système d'information de l'entreprise
GRH - Gestion des ressources humaines
GDT - Gestion de données techniques (ou PDM - Product Data Management) - Fonctions d'aide au stockage et à la gestion des données techniques. Surtout utilisé par les bureaux d'études.
Le domaine des systèmes d'information a certes une forte composante technologique et informatique. Mais c'est seulement un aspect de ce domaine qui est en fait beaucoup plus vaste. Il s'agit de concevoir comment circule et est stockée l'information de façon efficace et cohérente pour toutes les activités d'une entreprise, d'un réseau d'entreprises, d'une administration publique, des relations entre entreprises, citoyens, gouvernements...
Le champ est vaste et concerne tous les domaines des activités humaines. Malgré cette ampleur, ce domaine a son unité scientifique, construit autour de concepts, de constructions abstraites et concrètes, de composants de méthodes notamment qui sont indépendantes des activités concernées. Sans doute, un des maîtres mots de ce domaine des Systèmes d'Information est-il celui de modèle accompagné de celui de modélisation.
Par ailleurs dans les entreprises actuelles, le système d'information tend à s'orienter vers des ensembles plus globaux, l'information traitée par l'homme étant une connaissance à gérer.
En complément du SI, on a souvent une Ingénierie des connaissances qui s'articule autour des deux composantes suivantes, que l'on peut retrouver dans chaque domaine d'activité de l'entreprise :
La gestion de contenu (en anglais Content Management) , destinée à gérer les informations brutes à transformer en connaissances mieux structurées ;
La gestion des accès, c'est-à-dire la gestion des flux et des protocoles d'échange dans les réseaux de télécommunications internes ou partagés avec les partenaires.
En gros il faut dire que l’ensemble de ces démarches tournant autour du concept « intelligence » vise à trouver la bonne méthode pour recueillir et traiter l’information stratégique, transmise à la bonne personne, au bon moment, pour avoir un avantage compétitif.




Commentaires

1.Posté par Francis BEAU le 11/06/2008 11:10
Curieux cet article qui semble n'aborder le problème de l'IE (assimilée à la Business Intelligence ?) que sous l'angle des outils informatiques (SI, ERP, CRM, SCM, GRH, GDT, ingénierie des connaissances), mais reconnaît plus loin que si "le domaine des systèmes d'information a certes une forte composante technologique et informatique", "c'est seulement un aspect de ce domaine qui est en fait beaucoup plus vaste" : "Il s'agit de concevoir comment circule et est stockée l'information de façon efficace et cohérente …". "Le champ est vaste et concerne tous les domaines des activités humaines" ajoute-t-il en remarquant que "ce domaine a son unité scientifique".

Mille fois d'accord sur le fait que la composante outils informatiques n'est qu'un simple aspect d'un problème beaucoup plus vaste. J'utilise volontairement le mot problème car, à ma connaissance, la circulation et le stockage efficace et cohérent de l'information surabondante à laquelle nous sommes de plus en plus confrontés est devenu un véritable problème auquel la pléthore d'outils informatiques apparus depuis une vingtaine d'années n'apporte toujours pas de solution. On pourrait même dire, qu'en favorisant la surabondance, ces outils ne font en réalité que complexifier le problème.

La solution n'est pas dans les outils (même s'ils sont indispensables), mais dans les méthodes de traitement de l'information. Le champ est en effet particulièrement vaste et concerne tous les domaines des activités humaines, mais a-t-il réellement trouvé son unité scientifique ?

Si tel est le cas, l'auteur pourrait-il nous en dire un peu plus sur cette unité scientifique à laquelle je ne vois pas correspondre de véritable discipline et de corpus théorique débouchant sur de réelles applications pratiques efficientes ?

2.Posté par Stefan le 11/06/2008 18:38
Merci à Philippe d'avoir permis la publication de cet article qui présente vraiment un autre angle sur la BI.

Je ne suis pas d'accord avec M. Francis sur un point : les outils informatiques apportent des solutions , et dans la plupart des cas ne complexifient en rien une architecture , bien au contraire.

Seulement... il intervient un facteur perturbateur : le facteur HUMAIN. Qui peut se tromper dans son choix , de manière volontaire ou involontaire, de "camper" sur ses positions face à l'ouverture technologique et le progrès et bien d'autres "excuses" pour faire tout et n'importe quoi.

Plus de 90% des projets BI auxquels j'ai pu participer pendant 10 ans ont eu des ennuis à cause d'une personne / des personnes qui n'étaient ni compétentes, ni de bonne foi vis-à-vis de l'intérêt du projet et de ses bénéfices pour une entité ou autre d'une entreprise.

Les outils sont souvent là : faut il encore bien choisir , et bien les implémenter, utiliser etc. La bonne compétence peut être un peu plus coûteuse , et un des gros défauts de grandes entreprises françaises c'est le pouvoir immense que certains acheteurs ont reçu de la part du management.

A 10 euros / jour prêt vous pouvez avoir une personne super compétente qui vos menera à bout de votre projet BI de X k€. Ou alors pour 10 euros/j de moins vous aurez un CV bidouillé d'une SSII avec peu de scrupules qui vous plantera surement le projet.

Comment faire alors? Comme M. Francis le souligne si bien , pour bien mener à terme un projet BI ( comme tout autre projet ) il faut une métholodogie , une ethique , une motivation , une transparence.

C'est dans ce cadre que le projet évoqué dans l'article pourrait avoir une importance capitale , face à une circulation plus transparente de l'information dans une entreprise et à son extérieur , les décisions prises dans des "coins cachés" auront tendance à diminuer.

Et c'est pas pour l'avenir , dans 100 ans , je connais des entreprises , même des grandes qui ont implémenté des process plus transparents avec une prise de décision plus collégiale et plus transparente. Qui fonctionne parfaitement.

3.Posté par Sylvain le 12/06/2008 01:50
Sujet très intéressant. Je rejoins Stefan au sujet du facteur humain qui a une très grande importance. N'est ce pas en effet les clients finaux qui a force de baisser les prix d'un consultant et les nombres de jour d'un projet (que les SSII réduisent aussi par la force des choses pour gagner le projet) font que certains projets se passent mal? C'est une question que je me pose!
Dès lors, avec cet état esprit on est loin d'un entrepot de donnée d'entreprise (EDW version Imon). On est aussi très loin d'une vision Kimballienne, on entend dire des ssii qu'une version itérative, commencer par un datamart pour un service donnée est la meilleur méthode mais souvent cela fini par crée des ilots de données innommables et la methode matricielle passe aux oubliettes! La faute à qui? aux clients finaux? aux SSII? aux consultants? Surement que c'est juste dans les moeurs pour l'instant et que la maturation arrivera en temps voulu. C'est . D'ailleurs qu'en est il des USA et des Canadiens? J'ai entendu dire qu'il y'avait une longueur d'avance par rapport à l'Europe en matière de gestion de l'information. (Prise de conscience de l'importance de ne pas avoir une surabondance d'informations incohérentes et qui circulent mal dans l'entreprise ). Mais n'ayant jamais travailler là bas, j'aurai avoir des avis sur le sujet.

4.Posté par Stefan le 12/06/2008 08:50
@ Sylvain : Comme je travaille pour une entité américaine , tout ce que je peux rajouter c'est qu'ils une autre mentalité. Les points importants ?

1) Quand un decideur ango-saxon pense qu'un sujet est très important , il va mettre le prix. Ils sont rarement radins sur les choses essentielles et reconnaissent souvent que la qualité mérite qu'on paye plus cher. Peu de décideurs français ont cette mentalité. On fait trop souvent dans le "vite et pas cher".

2) Sur les projets importants, ils prennent le temps d'analyser. Ensuite ils font des ajustements des fois très radicaux. Autrement dit ils vont au fond des choses. Je constate une forte superficialité de la gestion de projet et des risques en France. C'est une des causes principales d'échec , on fait de la "cosmetique" au lieu de faire de vraies corrections.

3) La culture d'entreprise aux USA , c'est beaucoup plus fort qu'en France. Les gens se RESPONSABILISENT. J'ai mis ce mot en majuscules parce que la France a beaucoup à rattraper sur ce sujet , et la mentalité un peu "fonctionnaire" doit disparaitre au profit d'une vraie implication pour l'entreprise qui vous emploie. De même , la mentalité "cador" des dirigeants français doit disparaitre au profit d'une vraie gestion des ressources humaines. Regardez Google et ce qu'ils offrent à leur employés , et ils sont quand même largement bénéficiaires. Bon nombre d'entreprises américaines ont suivi ce modèle.

Pour résumer , aux US ils savent beaucoup plus aller à l'essentiel sans se "perdre" dans les détails et la "cosmétique". Par rapport à la France où on "titillent" tout un tas de détails, sensibilités et petites tâches très consommatrices de temps et créatrices d'information pratiquement inutile.

Enfin , pour sonner un peu le "réveil" , le phénomène SSII est assez franco-français. Tout comme le phénomène "je prends 3 jeunes pas chers pour virer un vieux trop payé". Sauf que ces vieux ont souvent l'expérience qui fait la différence sur un projet. La discrimination sur critère d'âge dans l'informatique reste un fléau très genant pour la France, comme le constatent nombre d'associations comme le MUNCI. A force d'avoir externalisé 90% de l'informatique en SSII et offshore , les entreprises françaises ont certes réduits les coûts. Mais aussi la qualité.

Et sur le long terme , ce genre de mentalité en vouée à l'échec.

5.Posté par Stéphan le 13/06/2008 11:03
Les autres facteurs clés de succès sont aussi "Sponsoring IT & Business" et "Vision" du modèle cible. La notion de "conduite du changement" pour accompagner les utilisateurs clés à la bonne utilisation d'outil nouveaux et différents est également un facteur clé de succès.

Souvent le BI arrive par la porte "technique" des choses alors que ces outils peuvent révolutionner la façon de traiter et d'analyser les chiffres des "transactions élémentaires découpées et agrégées" par domaine.

Enfin, pourquoi certaines activités "non critiques ou stratégiques" ne peuvent elles pas être gérées en dehors de l'hexagone ou encore un zone $.

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