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Les gagnants et les perdants de la révolution Big Data


Romain Chaumais, Ysance
29 Mai 2013



Romain Chaumais, Co-fondateur d’Ysance et directeur des opérations
Romain Chaumais, Co-fondateur d’Ysance et directeur des opérations
Loin d’un simple buzz marketing, la révolution Big Data est en marche. Une déferlante qui risque de tout balayer sur son passage. A qui saura profiter le phénomène ?

A l’annonce du phénomène Big Data en 2010, il y a eu les enthousiastes, les avant-gardistes, les doux-rêveurs, les sceptiques et les dubitatifs. Trois ans plus tard, le bilan est sans appel : avec 2,5 trillions de données créées chaque jour dans le monde, la data est omniprésente. Fort de cette nouvelle donne, l’exploitation de ce déluge de données offre des opportunités business jusqu’alors inexploitées aux entreprises qui ont anticipé et compris les enjeux d’une approche data-centric. A qui saura profiter le phénomène Big Data ? Qui seront les gagnants et les perdants de cette révolution en marche ?

Acteurs de l’Open source, du Cloud et du web : le tiercé gagnant

Indéniablement, les premiers gagnants du Big Data sont les acteurs de l’Open Source, comme Apache et Hadoop, mais aussi ceux qui ont bâti des solutions autour des logiciels libres, comme Cloudera ou Hortonworks, et les start-up qui offrent des solutions dédiées Hadoop (Datameer, MapR, Karmasphère, Platfora). Portés par la croissance des acteurs de l’Open Source et surfant sur des innovations technologiques autour des problématiques du Big Data, ils ont bénéficié de l’amplitude économique de ce nouveau marché.

Les constructeurs de matériel (Dell, HP, …) tirent également bien leur épingle du jeu en proposant de nouvelles capacités de stockage pour cette masse vertigineuse de données. A ces derniers, viennent évidemment s’ajouter les acteurs du Cloud, capables de délivrer des plateformes de Big Data massivement scale out.

Le Big Data profite aussi aux gros consommateurs de données et notamment aux acteurs du web. A la fois acteurs et utilisateurs, ces derniers ont su capitaliser leurs ressources pour développer des plateformes Big Data très performantes et peu coûteuses, c’est le cas – pour ne citer que les plus importantes - de Facebook, Linkedin, Amazon, Yahoo, Twitter, Ebay, etc. Par corollaire, on retrouve parmi les gagnants du Big Data, les entreprises, de toutes tailles et tous secteurs d’activité confondus, qui ont su tirer profit de cette manne d’informations partagées et dynamiques offerte par ces géants du web. Intégrées à leur stratégie décisionnelle et répercutées à l’ensemble des couches organisationnelles (marketing, supply chain, RH, contrôle de gestion…), ces précieuses données textuelles - telles que les avis clients, les commentaires sur les réseaux sociaux, les logs, etc. -, deviennent un formidable atout de compétitivité pour ces entreprises « datavore ».

Editeurs, hébergeurs de base de données et constructeurs d’appliances, en queue de peloton

Nombreuses sont aussi les entreprises qui vont rester sur la touche face à l’émergence du phénomène Big Data. A commencer par les éditeurs de base de données (Oracle, Microsoft, IBM, Teradata, …), premières victimes collatérales de la terrible concurrence d’Hadoop en matière de technologies et de coût.
Viennent ensuite les hébergeurs de données, les constructeurs d’appliances (Exadata, Greenplum…) et autres acteurs technologiques qui ne sont pas (ou ne seront pas à temps) compatibles avec Hadoop qui, au-delà du traitement des Big Data, permet d'étendre la puissance des architectures BI traditionnelles.

On compte également parmi les perdants, toutes les entreprises dont la DSI ne saura pas s’approprier cette technologie pour répondre aux besoins des métiers et les métiers qui ne percevront pas le potentiel business offert par le traitement des Big Data. Bref à tous les Cassandres pour qui le Big Data n’était qu’un buzz marketing et qui n’ont pas pris à temps ce virage technologique...


Comme chaque innovation, le Big Data apportera son lot de gagnants et de perdants. Car bien que les technologies se développent très vite, leur maîtrise demande un certain temps d’adaptation en termes d’apprentissage de la valeur de la donnée mais aussi en termes d’organisation, d’acquisition de compétences ou d’expériences utilisateur. Si ce n’est pas déjà fait, 2013 s’annonce être une année décisive pour se lancer dans le traitement des Big Data. Au-delà, le retard accumulé risque bien d’être irréversible…

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1.Posté par Renaud Finaz le 10/06/2013 11:41
Excellent point de vue de Romain Chaumais sur les gagnants et perdants de la révolution Big Data, mais dommage qu'il ne dit mot sur les acteurs classiques de la BI qui eux aussi ont raté le virage Big Data et celui parrallèle de la Data Visualisation !

2.Posté par Ysance le 13/06/2013 10:45
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C'est vrai que je n'ai pas évoqué ce point, tout comme les ETL car je trouve qu'ils arrivent tous à devenir très vite compatibles avec les plate-formes Big Data et du coup, je ne vois pas trop de bouleversement de ce côté là du marché. Mais je me trompe peut-être :)

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