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My Santé Mobile : près de 2 000 pas de plus par jour pour les utilisateurs réguliers d’un coach électronique et 4 kg de moins pour les personnes en surpoids ou obèses !


Rédigé par Communiqué de IDS Santé le 27 Juin 2014

7 mois, 4 villes et 1 000 coachs électroniques pour changer les comportements en santé



Lancée par IDS Santé en mai 2013, My Santé Mobile est la première étude au monde à analyser l’effet d’un coach électronique – un capteur d’activité Fitbit – sur les comportements en santé. Durant 7 mois, de juin à décembre 2013, 1 000 volontaires de Bordeaux, Lille, Lyon et Montpellier ont participé à cette étude. Après avoir analysé les données des capteurs mais également les réponses aux 3 questionnaires adressés lors de l’opération, les résultats viennent d’être délivrés. L’usage d’un capteur d’activité permet de modifier les comportements en santé !

Pour Frédéric Faurennes, Président d’IDS Santé : “Non seulement l’usage d’un coach électronique permet d’augmenter l’activité physique – 7 962 pas en moyenne par jour pour ceux qui s’en sont servis entre 21 et 30 jours par mois contre 6 134 pas pour ceux l’ayant utilisé moins de 5 jours par mois – mais cet usage a un impact sur la santé. De fait, parmi les participants en surpoids ou obèses en mai 2013, 55 %[1] ont réduit leur tour de taille, 54 % leur indice de masse corporelle (IMC) et ils ont, en moyenne, perdu 4 kg”.



My Santé Mobile, une opération unique au monde

Saluée par Benoît Raimbault, Directeur du marketing EMEA de Fitbit et Martijn de Groot, Research Director du Quantified Self Institute à Groningen (Hollande) lors de la conférence de présentation des résultats, My Santé Mobile est la première étude de grande ampleur au niveau mondial pour étudier l’impact des objets connectés – un capteur d’activité physique en l’occurrence – sur les changements de comportements.

Durant 7 mois, 1 000 volontaires des villes de Bordeaux, Lille, Lyon et Montpellier ont utilisé un coach électronique Fitbit leur permettant de mesurer leur niveau d’activité physique (nombre de pas par jour) et de visualiser celle-ci via une application mobile sur leur smartphone ou en synchronisant leurs données sur leur ordinateur.

En parallèle, 3 questionnaires leur ont été adressés en mai (lors de l’inscription), août et décembre. Ces questionnaires ont permis de connaître leur poids, leur taille et leur tour de taille, mais également de connaître leur perception de la santé connectée et d’évaluer leur usage.

Les objectifs de l’étude étaient extrêmement clairs et devaient apporter des éléments de réponse aux questions suivantes :

· L’usage d’un capteur d’activité physique peut-il induire un changement de comportement en santé, et ce en dehors de tout programme d’accompagnement complémentaire ?

· Si le changement de comportement était avéré, comment celui-ci se traduit-il concrètement (perte de poids, réduction de l’IMC, du tour de taille…) ?

· Quelles sont les personnes pour qui l’usage d’un capteur d’activité physique est le plus bénéfique ? Ces capteurs peuvent-ils bénéficier aux personnes en surpoids ou obèses ?



My Santé Mobile, les Français ne marchent réellement pas assez !

Premier enseignement de cette étude : si les participants masculins étaient aussi nombreux que les participantes féminines, les volontaires étaient relativement jeunes (49 % de 25 à 35 ans vs 20 % de 46 et plus) et en moindre surpoids que la population française. De fait, seulement 36,5 % d’entre eux étaient en surpoids ou obèses en mai 2013 alors que 47 % de la population française à un IMC supérieur à 25.

Du côté de leurs attentes, 97 % des volontaires souhaitaient améliorer leur condition physique, 89 % prendre en main leur santé et 69 % perdre du poids, un objectif très concret.

En termes d’usage du coach électronique Fitbit, il est à noter que celui-ci a considérablement varié tout au long de l’étude. Ainsi, ils étaient 4 % à l’utiliser moins de 5 jours par mois en août et 29 % en décembre. A l’opposé, 85 % l’ont utilisé entre 21 et 30 jours durant le mois d’août contre 55 % au mois de décembre.

Pour Martijn de Groot, Research Director du Quantified Self Institute de Groningen en Hollande, et l’un des tous premiers spécialistes mondiaux de l’auto-mesure, il ne faut pas voir derrière cette baisse de la fréquence d’usage uniquement une lassitude, un découragement… De fait, avec le temps, le Quantified Self passe d’une démarche active (« j’utilise un capteur et je le synchronise régulièrement ») à une démarche plus passive (« grâce au capteur, j’ai appris à quantifier moi-même mon activité et je m’en sers moins souvent »).

Description : Macintosh HD:Users:mac1:Desktop:Slide 19.jpgNombre de pas moyen par jour selon les villes

Au terme de l’étude et pour les participants ayant intégralement complété les 3 questionnaires et ayant synchronisé leur capteur, le nombre de pas moyen réalisés par jour varie d’une ville à l’autre - les Bordelais ayant réalisé 7 165 pas par jour en moyenne vs
8 075 pour les Lillois, 7 996 pour les Lyonnais et 7 581 pour les Montpelliérains, la différence étant statistiquement significative entre Bordeaux et les 3 autres villes – et reste inférieur aux préconisations de l’Organisation Mondiale de Santé (OMS) qui préconise le niveau d’activité à 10 000 pas par jour.

Description : Macintosh HD:Users:mac1:Desktop:Slide 26.jpg

My Santé Mobile, l’usage régulier d’un coach électronique fait marcher !

Si les personnes ayant utilisé le coach entre 21 et 30 jours par mois ont nettement plus marché que ceux s’en servant moins (7 962 pas par jour pour les premiers vs 7 527 pas par jour pour ceux s’en étant servis entre 11 et 20 jours par mois, 6 185 pas / jour pour un usage entre 5 et 10 / mois ou seulement 6 134 pas / jour pour un usage inférieur à 5 jours par mois), est-ce suffisant pour en conclure que l’usage d’un coach fait marcher ? N’est-ce pas l’inverse : les “grands marcheurs” se serviraient-ils plus d’un coach ?

Pour répondre à cette question, il faut se pencher sur deux aspects : le nombre de pas par jour selon l’usage du coach mois par mois – il reste stable pour ceux utilisant un coach entre 21 et 30 jours par mois alors qu’il chute de 7 951 pas par jour en juin à 5 580 en décembre pour ceux s’en servant moins de 20 jours / mois – et surtout l’ajout d’une des fonctionnalités de l’application liée au coach : le partage des données.

De fait, les personnes ayant partagé leurs données ont réellement plus marché que celles ne l’ayant pas fait. Dès le mois de juin, l’écart est significatif (9 117 pas / jour vs 8 166 pas / jour) et se creuse au fil du temps pour atteindre une différence de plus de 2 500 pas / jour en décembre en faveur des premiers (9 506 pas / jour vs 6 832 pas / jour).

Evolution du nombre de pas / jour en fonction du partage des données

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My Santé Mobile, l’activité physique pour lutter contre le surpoids et l’obésité !

69 % des volontaires souhaitaient perdre du poids en participant à l’étude My Santé Mobile en mai 2013. 7 mois plus tard, qu’en est-il ? Si on les écoute, ou plutôt si on en croit leurs réponses au questionnaire adressé en décembre, ils sont 1/2 à penser que My Santé Mobile les a aidés à perdre du poids (51 % des 69 %).

Dans la réalité, ce sentiment se traduit par une baisse de l’IMC et une réduction du tour de taille en fonction du nombre de pas quotidiens.

Ainsi, 44 % des participants ont réduit leur IMC en réalisant en moyenne 7 821 pas / jour alors que 37 % ont vu leur IMC augmenter en n’effectuant que 7 499 pas / jour (pour les 19 % restant, l’IMC est resté stable).

Nombre de pas / jour en fonction de l’évolution de l’IMC

Description : Macintosh HD:Users:mac1:Desktop:Slide 36.jpg

De la même manière, les 44 % ayant connu une baisse de leur tour de taille ont marché en moyenne 8 150 pas / jour alors que les 42 % ayant connu une augmentation n’ont marché que 7 389 pas / jour.

De plus, il est à noter que l’impact sur l’IMC est également positif pour ceux qui avaient un IMC inférieur à 18,5 (maigreur). Ainsi 44 % des femmes et 53 % des hommes qui avaient un IMC < 18,5 ont augmenté celui-ci (22 % et 10 % respectivement le stabilisant).

Encore plus remarquable, My Santé Mobile apporte une preuve concrète de l’intérêt du coach électronique chez les personnes en surpoids ou en obésité.

Pour 55 % de ces personnes, l’usage du coach électronique a permis de contribuer à une réduction du tour de taille. Dans 30 % des cas, cette réduction était de 10 cm ou plus, dans 22 % de 6 à 9 cm et dans 35 % la réduction a été de 3 à 5 cm.

Pour l’IMC, les résultats sont assez proches. De fait, ce sont 54 % des personnes en surpoids ou obèses qui ont vu leur IMC baisser lors de l’étude. Pour 20 % d’entre elles, l’IMC s’est abaissé de 2 points, pour 31 % entre 1 et 1,99 point et pour 27 % entre 0,5 et 0,99 point.



Evolution de l’IMC des participants à fin décembre

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Au final, les personnes en surpoids ou obèses ont perdu en moyenne 4 kg alors que les autres participants de corpulence normale ont perdu 2,2 kg.



My Santé Mobile, demain

Comme l’a indiqué Béa Arruabarrena, de l’Université de Paris 8, les premiers résultats de My Santé Mobile doivent inciter à aller encore plus loin dans l’étude de la santé connectée et notamment vis-à-vis de la connaissance des démarches personnelles d’engagement et des leviers spécifiques à la dimension sociale de l’usage des dispositifs connectés (partage des données via les réseaux sociaux notamment).

De plus, et comme l’a indiqué Martijn de Groot, Research Director du Quantified Self Institute de Groningen en Hollande, de nombreux participants ont utilisé et utilisent encore le coach électronique Fitbit et ont accepté que ces nouvelles données soient analysées. “En ajoutant ces nouvelles données à celles déjà disponibles, nous allons pouvoir étudier les relations entre les variations quotidiennes d’activité physique et l’IMC, la relation entre la fréquence d’usage et celle de synchronisation et son impact sur la santé et également mesurer les variations d’activité physique selon les heures et essayer de voir leurs influences”.


“Tous ces éléments en faveur de la santé mobile et connectée et de son apport en termes de changement de comportement en santé doivent nous amener à revoir la communication et les programmes de promotion de la santé et de prévention des maladies métaboliques et cardiovasculaires notamment” a conclu Frédéric Faurennes, Président d’IDS Santé, avant de poursuivre : “Les résultats des recherches menées actuellement par l’Institut du Quantified Self sur My Santé Mobile conduiront à la publication d’un rapport complet en fin d’année, rapport qui permettra d’éclairer davantage ce nouveau domaine de la santé”.





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