PGI versus Best of Breed : en décisionnel la question ne se pose même pas !Michel Bruley, Directeur Marketing de Teradata France
Dimanche 6 Novembre 2005
Alors que dans le monde des systèmes opérationnels on est revenu du PGI miracle, dans le monde du décisionnel certains offreurs tentent de refaire le coup et cherchent à nous faire croire qu’ils peuvent répondre à tous les besoins décisionnels des entreprises. Ceci est faux ! Les PGI ont toujours été plus appréciés des spécialistes des TI que des utilisateurs, les premiers sont friands d’avoir à faible coût une bonne intégration qui leur permet de fournir à l’ensemble des acteurs une image unique, cohérente et homogène des informations, les seconds sont plus partagés, certains bénéficient de la bonne fédération des processus et d’autres ne trouvent pas les fonctionnalités dont ils ont besoins ce qui les pénalise parfois lourdement.
Dans le monde opérationnel, il est extrêmement rare qu’une entreprise puisse se contenter pour son système d’information de n’utiliser qu’un PGI. Il ne s’agit pas d’opposer PGI et développement spécifique comme il y a quelques années à l’apparition de ces solutions standard mais d’être réaliste et de constater qu’il faut dans la grande majorité des cas intégrer différentes solutions (PGI, progiciels, développements spécifiques historiques ou récents) pour correctement répondre aux besoins opérationnels des entreprises. Les offreurs de PGI le savent bien qui multiplient les versions sectorielles qui rachètent à tour de bras des solutions complémentaires en particulier dans le SCM et le CRM, qui masquent le fait qu’ils vendent rarement plus de trois ou quatre modules au même client, qui reconnaissent que leurs solutions à large spectre sont toujours en retard par rapport à celles qui sont spécialisées et qui quoiqu’il en soit ne couvrent pas certaines fonctionnalités. Contrairement à ce que disent certains provocateurs, les TI comptent pour les entreprises et elles peuvent procurer des avantages majeurs et parfois même stratégiques. Il ne s’agit plus aujourd’hui de simplement bien intégrer les informations des ressources financières, commerciales et humaines comme au bon temps du début des PGI. Il s’agit de fournir des moyens pour couvrir l’ensemble des fonctions de l’entreprise et de bien gérer transversalement certaines informations qui doivent être partagées. Par exemple dans le monde des biens d’équipements, il s’agit de voir de bout en bout la vie des produits de l’achat des composants aux avatars liés à l’utilisation par les clients et jusqu’à la destruction finale, en passant par la production (gpao, contrôle statistiques des processus, de la qualité, des résultats de tests, ..), la logistique, la gestion de la garantie (financière, maintenance, conception, …), etc. … De plus les entreprises ne peuvent se contenter de n’avoir accès qu’aux informations relatives aux dernières opérations, il leur faut pouvoir les relativiser par rapport à d’autres expériences et donc pouvoir accéder à un historique, c’est l’objet d’un Data Warehouse d’Entreprise. Un EDW permet de capitaliser toutes les données de l‘entreprise quelques soient leur origine et si on l’alimente avec des données très fraîches en quasi temps réel, on peut lui permettre de supporter les décisions stratégiques et tactiques en apportant la vue unique, cohérente et homogène nécessaire pour que l’entreprise puisse agir avec pertinence (Cf. par le lien ci-joint les étapes du traitement des informations pour être : réactif, préactif, interactif, proactif). http://www.teradata.com/t/pdf.aspx?a=83673&b=104364
Alors les offreurs de PGI qui prétendent offrir une solution qui se suffise à elle-même à la fois pour les aspects opérationnels et décisionnels et notamment prétendent couvrir avec des tableaux de bord standard tous les besoins décisionnels des entreprises, se trompent lourdement. Comme ils sentent que le « tout en un » est peu crédible ils font la promotion de la notion de suite mais ce nouveau vocabulaire ne change rien sur le fond du problème. L’entreprise ne peut éviter d’avoir recours à plusieurs solutions pour couvrir ses besoins opérationnels et décisionnels. Dans le monde du décisionnel il est pertinent d’essayer d’être le plus intégré possible au niveau du gisement de données historiques détaillés mais il ne faut pas être dogmatique au niveau des applications analytiques et il convient de sélectionner pour chaque catégorie d’utilisateur la solution la plus adaptée possible pour couvrir tous les besoins d’aide à la décision (opérationnels et stratégiques) des différents acteurs de l’entreprise (utilisateur de base d’une fonction, super utilisateur, analyste métier, spécialiste de l’analyse de données, …).
Teradata qui est bien connu pour ses solutions en matière de gisement de données historiques, a noué des alliances avec un grand nombre de fournisseurs de PGI, de progiciels spécialisés, d’applications analytiques, d’outils décisionnels comme SAP, Siebel, I2, Hyperion, Cognos, Microstrategy, etc… afin de permettre à ses clients & prospects d’être devant le plus large choix possible de solutions de façon à pouvoir couvrir à leur convenance leurs besoins. Avec SAP par exemple Teradata a développé une solution intitulée TVAS (Teradata Virtual Access Solution) qui permet à des utilisateurs de SAP-BW d’utiliser leurs applications analytiques SAP et d’accéder à un gisement Teradata intégrant des données SAP et des données issues d’autres applications opérationnelles de l’entreprise. Pour aller plus loin sur ce sujet des architectures de systèmes opérationnels et décisionnels, vous pouvez utilement consulter l’essai suivant d’un expert de Capgemini « Moving from 'Big' monolithic applications to 'Small' granular services » : http://www.teradata.com/t/page/134985/index.html Lu 6642 fois
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