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Rappelez-vous c’était hier…


Rédigé par le 30 Mai 2007

Profitons de cette semaine calme où personne n’a racheté personne… pour le moment, dans le décisionnel, pour créer une passerelle avec un sujet auquel j’aimerais, vous lecteur, vous associer.



Rappelez-vous c’était hier…
Je travaille en ce moment à un projet qui me tient à cœur, celui de la création d’un musée de l’informatique. Le projet est bien enclenché et la première exposition nationale ouvre à la Grande Arche de la Défense la semaine prochaine, à partir du 5 juin.

Une sortie originale pour les prochains week-ends ou les vacances de cet été, pour montrer par exemple aux plus jeunes l’ordinateur de Papa quand il a commencé à travailler ! Où pour redécouvrir avec émotion les débuts de l’informatique. Pour en savoir plus : http://www.antememoire.org

Mais saisissons l’occasion de l’ouverture de ce musée pour partager nos souvenirs dans le domaine du décisionnel. Je vous propose donc d’utiliser les commentaires ci-dessous pour nous raconter votre premier souvenir de décisionnel ! Fouillez dans votre mémoire, faites resurgir quelques souvenirs… quand avez-vous croisé un système décisionnel pour la première fois ? De quel outil s’agissait-il ? Qu’en avez-vous pensé ? C’était quand ? Et aujourd’hui avec le recul comment l’analyseriez-vous ?

Un petit travail de mémoire collective, amusant et sans prétention, juste pour créer un fil de commentaire qui fera passer un bon moment à ses lecteurs. Allez d’ailleurs, montrons l’exemple, je me lance…




Commentaires

1.Posté par Philippe Nieuwbourg le 30/05/2007 13:53
Si mes souvenirs sont bons, mon premier système d’aide à la décision était cartographique. Il s’agissait de ADDE. Un certain Christophe Girardier y officiait. C’était je crois en 1989… à peu près. On ne parlait pas vraiment de système d’information décisionnel, mais déjà un peu d’aide à la décision. J’ai également découvert Comshare a cette époque, mais je crois que j’avais un peu de mal à comprendre de quoi il s’agissait… Un Comshare dirigé par Patrick Dauga.
Puis le déclic a été à l’occasion d’un voyage de presse mémorable au Canada chez Cognos. Patrick Lutgé dirigeait la filiale française et Cognos achevait son grand recentrage, passant d’un éditeur d’outils de développement à celui de « business intelligence ». C’était le début des OLAP, ROLAP, DOLAP, XOLAP, HOLAP… et autres combats d’experts qui ont nourri le premier « newsgroup » que j’ai alors créé sur le sujet en même temps que ma première newsletter papier sur abonnement intitulée sobrement « l’informatique décisionnelle ». Quelques dizaines d’abonnés… qui sont devenus 8000 aujourd’hui via Decideo.fr.
C’était également l’époque du Forum EIS porté à bout de bras par un certain Renaud Finaz et sa société Valoris. Voilà en quelques mots les souvenirs qui me restent.

2.Posté par richard le 30/05/2007 14:39
Bonjour, l’idée du un musée de l'informatique me plait. Pour répondre à vos questions...Je suis tombée dans un système décisionnel pour la première fois en 1992...avec la filiale IMRS, avec les 4 mousquetaires aux commandes. Devinez qui.
J'ai commencé avec la version 3.4 de Micro Control ...Je me souviens encore de presque toutes les commandes ! Ne parlons pas du paramétrage des imprimantes !! Aujourd'hui je suis restée "fidèle au poste" puisque je suis toujours chez Hyperion...pardon Oracle maintenant. J'ai rencontré des personnes super, travaillé dans 3 pays différents (France, Hollande et maintenant Italie) et vu passer pas mal de produits. Quand on aime, on ne compte pas !

3.Posté par Alain Veillette le 30/05/2007 14:58
Ma première expérience de la mise en place d'un système décisionnel, reste encore gravé dans ma mémoire. J'étais encore aux études à l'université en informatique de gestion, et en stage de travail à la Société des alcools du Québec, l'organisme gérant les achats, la distribution et la vente de tout produit alcoolisé au Québec (le marché de l'alcool est géré par l'État), lorsque j'ai participé à la création de l'Info-Centre. Ca remonte à 1984-85, or pas encore de micro-ordinateurs bien élaborés (DOS 2.0, 2 lecteurs de disquettes 5 1/4 pouces), encore moins de serveurs et de réseau locaux, pas de web, mais une infrastructure basée sur des bons vieux ordinateurs centraux ("mainframes"). Mon gestionnaire immédiat caressait l'idée de "rendre les utilisateurs autonomes dans leur quêtes d'information", et ainsi être moins dépendants du département des TI. On s'est donc inspiré des principes de James Martin, nom qui est aujourd'hui oublié, mais qui fût un des pionniers de ce qu'on appelle BI aujourd'hui. Car les Info-Centre, qui on évolués en Centre de bureautique dans la fin des années 80, avaient d'abord comme vocation première l'indépendance des utilisateurs.

Avec les moyens de l'époque, nous avons donc mis en place une base de données centralisée relationnelle, SQL/DS de IBM sur l'OS VM du central, rafraichie mensuellement, structurée à mi-chemin 3FN et dénormalisée (on ne connaissait pas les principe de Kimball). Le tout alimenté par des jobs Cobol et autres utilitaires pour extraire des données des bases IMS et des fichiers indexés séquentiels des 40 systèmes opérationnels de l'entreprise. Pour les utilisateurs, nous avons sélectionné un L4G (langage de 4e génération), celui d'IBM AS pour Application System, requérant des terminaux standards 327x, ou semi-intelligents pour les besoins de graphisme plus performant. Qui a connu les PC-3270 ? Ces hybrides, avec connexion coaxiale intégrée. Pour faire les requêtes, les utilisateurs devaient apprendre un language simplifié et saisir des instructions en langage texte (ex: IN table_des_ventes, table_des_produits, table_des magasins, JOIN colonne1=colonne2, OUT pie chart, GROUP ligne_de_produit, FILTER magasin=x, RUN) car point de souris et d'interface conviviale. Nous avons donc débuté par l'analyse des Ventes, pour former ensuite une vingtaine d'uilisateurs chevronnés dans l'entreprise, avec le language AS, et avons étendu le projet à d'autres secteurs d'activités: inventaires, distribution, mise en marché, transport, etc.

Le projet a été un succès instantanné, jamais les informations n'avaient été accessibles aussi facilement pour les gestionnaires et analystes. Cet environnement a évolué et est demeuré opérationnel durant... 15 ans. Malgré que les technologies n'étaient plus supportées par IBM depuis des lunes, et malgré l'absence de support du département des TI, les utilisateurs continuaient d'écrire du AS.

Quelle fut ma grande surprise lorsque je suis retourné dans l'entreprise en mandat à la fin des années 90, de voir que le tout tenait encore la route. C'est donc avec un peu de tristesse et de nostalgie que j'ai alors travaillé à la refonte et la mise en place d'un environnement décisionnel plus actuel, pour remplacer mon premier système d'aide à la décision.

Bref, une belle première expérience, et qui est sans contredit à l'origine de mon cheminement de carrière dans le monde du BI depuis maintenant près de 20 ans.

4.Posté par Riche Didier le 30/05/2007 18:15
Quelle bonne idée de faire renaître le passé, dans une profession qui possède maintenant de nombreux seniors (encore à la recherche de nouvelles missions). Difficile de se passer de cette drogue qu'est l'informatique, et qui maintient jeune ! Bon ! mon meilleur souvenir décisionnel c'est assurément le L4G Focus. C'est à mon sens un des premiers outils qui a permis de passer de l'échelle années / homme à seulement mois / homme ou même jours / homme. Quel plaisir c'était de concevoir en quelques minutes des écrans de saisie, des traitements complexes et des rapports avec un langage naturel. Je dois beaucoup à IBI qui avec Focus m'a fait vivre confortablement et avec plaisir pendant près de 20 ans. Ensuite Business objects est arrivé, et là j'ai encore repris une petite dizaine d'années de nouvelles joies. Je suis tout de même étonné par le marché actuel. On semble trop souvent penser que le concept décisionnel est récent. Certes la puissance est maintenant au rendez-vous, mais je vous assure que dès les années 80 on pouvait faire de très belles réalisations avec Focus ou d'autres outils (express, system w,....) !
Bonjour à tous ceux qui ont connu un parcours identique, ils ont vraiment eu de la chance de vivre toutes ces annèes de défrichement !
Didier Riche

5.Posté par David C le 05/06/2007 10:13
La première fois que j'ai entendu parler de système décisionnel, c'était en lisant un article sur les tableaux de bord electroniques dans l'Expansion. Hasard ou coincidence, je suis rentré chez Comshare quelques mois plus tard. A cette époque (on était en 1991), on ne parlait pas encore d'OLAP, mais de SIAD et d'EIS, avec des systèmes qui permettaient de gérer 256 million de croisements valides (produit cartésien dun nombre d'occurences de dimensions) sur une machine CMS ou VAX.
Avec un micro, en travaillant sur les fichiers de démarrage, on atteignait 8 Million de croisements valides sur un cube, et il fallait parfois déployer des trésors d'ingéniosité pour répondre aux besoins du client, sans parler des applications d'administration qu'il fallait développer.
Le plus surprenant, c'est que la vision de l'industrialisation et du besoin des clients était la. La technique n'était cependant pas prete, et les clients n'étaient pas souvent disposés à dépenser beaucoup d'argent pour des applications de tableaux de bord.
Cette vision est arrivée plus tard, avec Windows, le client serveur, puis Internet. toute une époque !