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Une étude d’Informatica révèle que 79 % des fusions-acquisitions ne prennent pas en compte l’intégration informatique


Rédigé par Informatica le 19 Décembre 2007

L’enquête du Bloor Research, commandité par Informatica, montre que la moitié des entités fusionnées ne parviennent pas à finaliser leur intégration informatique avant la première échéance trimestrielle, date à laquelle elles doivent présenter un reporting consolidé



Informatica Corporation (NASDAQ: INFA), premier fournisseur de solutions d’intégration et de qualité de données présente les résultats clés d’une enquête réalisée auprès des membres du National Computing Center (NCC). Cette enquête révèle que le manque de planification et la faiblesse d’exécution du processus d’intégration informatique post-fusion ou post-acquisition sapent la réussite des opérations de fusion-acquisition. Bloor Research a mené cette enquête de manière qualitative auprès de dirigeants et responsables informatiques pour le compte d’Informatica. Les membres du NCC qui ont été interrogés totalisent 80 % des dépenses informatiques du Royaume-Uni.

58,3 % des fusions-acquisitions réalisées entre 1992 et 2006 ont échoué
L’objectif de cette enquête était de savoir si l’informatique avait un impact sur la réussite des fusions et des acquisitions,. Elle fait suite aux résultats d’une étude révélant que 58,3 % de toutes les fusions-acquisitions réalisées entre 1992 et 2006 avaient non seulement échoué mais s’étaient, de plus, traduites par une réduction de valeur pour les actionnaires. Bloor a interrogé des professionnels de l’informatique sur les opérations de fusion-acquisition qu’ils ont vécues au Royaume-Uni, au cours de ces cinq dernières années.
 
Principales conclusions

 

50 % des personnes interrogées ont déclaré que l’entité résultant de la fusion n’avait réalisé aucune intégration informatique des entités fusionnées à temps, pour la première échéance trimestrielle où elle était censée présenter des informations financières consolidées. Plus d’un tiers ne s’attendait pas à ce que cette intégration soit finalisée dans les deux années suivant la fusion, ou était incapable de dire combien de temps elle prendrait. 54 % ont déclaré que la documentation insuffisante des systèmes, le manque de métadonnées, des sources de données diverses et incontrôlées ainsi qu’une qualité de données insuffisante étaient des problèmes significatifs.

 « Une fusion-acquisition doit avoir un effet positif immédiat mais sans une planification informatique appropriée pour l’entité résultante, cela revient à tirer sur une cible mobile et mal définie », estime John Poulter, Senior Vice President EMEA d’Informatica. « Cette étude fait apparaître de sérieux doutes quant à la capacité des entreprises à intégrer leurs données et leurs opérations de manière conforme aux directives d’EuroSox et aux autres réglementations qui entreront en vigueur dès 2008. L’intégration est indispensable pour satisfaire aux exigences de reporting financier consolidé. Il est inquiétant de constater que les entreprises fassent ce reporting des mois, voire des années avant d’avoir réalisé l’intégration de leurs systèmes et de leurs données ».
 
Bien que 50 % des responsables informatiques admettent qu’ils étaient au courant de la fusion projetée ‘des mois avant’ sa concrétisation, 37,5 % disent que c’est seulement ‘des mois après’ qu’un plan détaillé a été mis en place pour l’intégration des systèmes.

« Ces chiffres donnent une image inquiétante du niveau de compréhension que les dirigeants d’entreprise ont du temps et de la complexité que représente l’intégration d’un grand nombre d’applications et de gros volumes de données », remarque Philip Howard, Directeur d’études chez Bloor Research. « Une fusion-acquisition est généralement considérée comme un accélérateur au niveau du business. Cependant, ne pas être conscient des contraintes que représente l’intégration des différentes activités peut très vite transformer une opération de ce type en échec ».

Près de 39 % des personnes interrogées estiment qu’il faut 1 an au minimum pour intégré complètement les données de chaque entité fusionnée.
 
L’enquête montre qu’il faut souvent plusieurs années avant que l’intégration soit entièrement réalisée. 39,2 % des personnes interrogées estimaient qu’il faudrait au moins un an avant que ‘toutes les données proviennent de sources intégrées et, parmi ces 39,2 %, 8,9 % estimaient qu’il faudrait plus de deux ans. Nombre d’interlocuteurs ont souligné que le manque d’outil expliquait cette situation : 35,7 % ont indiqué qu’ils n’avaient pu disposer d’outils efficaces pour migrer/synchroniser les données, tandis que 39,3 % indiquaient n’avoir pu disposer d’outils efficaces de nettoyage/profiling de données pour faciliter le processus d’intégration. Faute d’outils appropriés, les responsables interrogés ont déclaré avoir été obligés d’augmenter les délais et les ressources initialement prévus pour l’intégration. 17,8 % disent qu’ils ont consacré au moins 51 % de leur temps aux efforts d’intégration.
 
L’enquête soulève aussi un problème de compétences : « Ce climat d’incompréhension et de malentendus a un impact négatif sur les départements informatiques. Dans notre enquête, 57 % des CIO disent qu’ils ont perdu un personnel possédant des ‘connaissances clés’, ce qui a encore retardé le processus d’intégration informatique », explique John Poulter. « Aucune société ne peut se permettre de perdre des collaborateurs possédant des compétences indispensables au moment d’entreprendre une tâche rendue encore plus titanesque par les attentes de la direction ».

Le rapport « Mergers and Acquisitions and their IT Impact » (Les fusions-acquisitions et leur impact informatique) comprend des citations anonymes de hauts responsables informatiques. Le rapport complet est disponible à l’adresse suivante : www.informatica.co.uk




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