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Une intéressante étude réalisée par Paul Barth et Randy Bean (NewVantage Partners) est publiée sur le réseau des blogs de la Harvard Business Review sous le titre Who's really using big data
Une étude qui sans le vouloir, souligne l'avance prise par les dirigeants américains autour de l'analyse des données.
C'est un peu caricatural, mais lors de mes entretiens avec des dirigeants français, on me parle de problèmes, de conjoncture, d'infrastructures anciennes, de choses plus urgentes… et si rarement d'opportunités à saisir !
Si la valeur d'une entreprise est demain dans l'analyse de ses données, que restera-t-il aux entreprises françaises. Après avoir perdu notre industrie, alors que nos atouts étaient énormes en matière grise indispensable à cette révolution analytique, qu'avons-nous fait de ces points forts ?
Et quand je vois des jeunes pousses françaises installées dans le sud de la France passer plus de temps en Californie qu'à Paris… je me dis qu'il n'est peut-être pas trop tard, mais qu'il est urgent de réagir !

Que nous apprend cette étude ?
- Que 85 % des organisations interrogées ont des projets Big Data en cours ou en réflexion;
- Que 85 % de ces initiatives sont supportées ou conduites par une personne de la direction générale;
- Que 80 % ont une vision transversale et que 75 % espèrent un impact positif sur plusieurs lignes d'affaires;
- Que 70 % de ces projets sont menés au niveau de l'entreprise.

Mais, cela fera plaisir à mon ami Patrick Jaulent, les entreprises américaines font elles-aussi face à des problèmes d'alignement. La perception des responsables d'activité est sur de nombreux points différente de celle des responsables informatiques.
Tout est loin d'être parfait. Mais il semble que la prise de conscience est effective, tout comme la volonté de corriger rapidement les situations :
- 85 % des répondants jugent qu'ils n'ont pas accès facilement aux données de l'entreprise
- 79 % pensent que les capacités analytiques de leur entreprise sont insuffisantes
- et 83 % estiment que leur capacité à accéder et analyser les données pour transformer leur entreprise, est insuffisante.

Allez, au boulot ! Retirez vos oeillères et avancez !

Par le Dimanche 23 Septembre 2012 | 1 commentaire
Parmi les expériences proposées sur lesquelles nouvelles technologies et données sont combinées pour un monde, parfois, meilleur, voici quelques exemples :
- Des éléphants de mer équipés d'antenne qui aideront à cartographier les océans
- Un système gratuit par SMS qui permet d'identifier les 50 % de médicaments vendus sur le continent africain et qui sont des contrefaçons
- Un tapis magique qui permet de prédire la chute d'un senior avant qu'elle ne survienne et aide donc à prolonger la vie en évitant les accidents
- des pilules qui transmettent directement des informations de votre corps à votre médecin
- un expert en cybercriminalité qui s'inquiète d'une arme biologique spécifiquement conçue pour tuer une personnalité, sans atteindre les personnes qui l'entourent…

Pour suivre ces expériences et beaucoup d'autres, n'oubliez pas de télécharger l'application Human Face of Big Data sur votre mobile : http://humanfaceofbigdata.com/

Et participez vous aussi dès le 25 septembre à la mesure de l'humanité.

Par le Dimanche 23 Septembre 2012 | 0 commentaire

Ce n'est pas moi qui le dit ! Mais Jim Kaskade, le nouveau PDG de InfoChimps, les chimpanzés de l'information.


Jim Kaskade, CEO de InfoChimps
Jim Kaskade, CEO de InfoChimps
Tout cela ne parait pas très sérieux au premier abord… mais InfoChimps est une des plates-formes "big data" proposée sur le nuage. Et d'après Gil Press qui a longuement interviewé Jim Kaskade, ce dernier pourrait bien avoir été nommé pour préparer lui aussi la cession de Infochimps.
Le nouveau CEO connait bien le monde de l'analyse des données. Il était chez Teradata dans les années 90. Selon lui, les directeurs informatiques sont aujourd'hui prêts à adopter des technologies ouvertes, en particulier dans ce domaine des données volumineuses. Et cette adoption serait, toujours selon Jim Kaskade, le signal donné aux grands éditeurs de plates-formes, pour signer les chèques des acquisitions qu'il prédit ci-dessus. Dans le compte-rendu de cet entretien il évoque aussi les raisons plus profondes de la vague Big Data : la première étape, qui a conduit à la création des entrepôts de données d'entreprise, donnant une vision unifiée des données internes; et la seconde dans laquelle nous sommes entrés, donnant une vision unifiée des données internes et externes.

Le seul point sur lequel Jim Kaskade reste discret, c'est sur l'acquéreur potentiel de InfoChimps. Plus facile de parler de ses concurrents que de soi-même !

Par le Vendredi 21 Septembre 2012 | 1 commentaire

Si les noms de Nicholas Felton ou de Emmanuel Gadenne ne vous disent rien, vous allez sans doute prendre conscience qu'un pan entier de votre existence échappe encore à la quantification. Mais peut-être plus pour longtemps…


Votre vie n'est qu'une suite de chiffres !
Pouvez vous répondre à ces trois questions :
- combien de pas avez-vous fait chaque jour, ces trois derniers mois, comparés à la même période de l'année précédente ?
- quelle est la fréquence moyenne de votre rythme cardiaque après le repas, comparé au reste de la population ?
- combien de fois avez-vous fait l'amour cette année, trié par position et par sexe de votre partenaire ?
Certains sont capables de répondre à ces questions et à bien d'autres. Ils en font même une pratique de vie.

Je délire ? Non, pas du tout. Une des tendances "big data" est de mesurer tout ce qui concerne sa vie personnelle, et plus précisément son propre corps.
Le message général du "Quantified Self", que développe Emmanuel Gadenne dans son livre Mieux gérer sa vie, sa santé, sa productivité passe par la mesure, la collecte et l'analyse de toutes sortes de données concernant notre propre corps et notre comportement. Nicholas Felton a été très loin dans ce domaine, en publiant depuis plusieurs années un "rapport annuel" de sa vie au travers des chiffres.

J'aborderai ce sujet en détail dans le livre, mais pour ceux qui sont passionnés par ce thème, je voulais vous signaler deux journées de conférences : Wired Heath Conference les 15 et 16 octobre à New-York, bien sur… www.wiredhealthconference.com

Quand je vous dis que le Big Data est vraiment partout !

Par le Mercredi 19 Septembre 2012 | 0 commentaire
C'est un des thèmes préférés de Eric Schmidt, actuellement "Executive Chairman" de Google. Une des premières citations de Eric Schimdt autour de ce thème semble dater de août 2010, dans une interview réalisée par le Wall Street Journal, Google and the search for the future
Les déclinaisons ont été nombreuses, aussi bien lors des interviews données par Eric Schmidt qu'à l'occasion de ses conférences.
Mais l'ensemble des assertions prononcées alors se rejoignent dans la même direction : Google sait tout, et à l'aune du Big Data, Google en est le meilleur exemple. Avec tous les travers que cela pourrait représenter dans le futur.

- Nous savons où vous êtes
- Nous savons où vous êtes allé
- Nous savons qui sont vos amis
- Nous savons avec qui vous êtes
- Nous savons ce que vous pensez
...

Lors de la conférence proposée par GS1 sur le Big Data il y a quelques semaines, Christophe Benavent a défendu une thèse opposée. Il estime en effet que le morcellement de notre identité numérique ne permet à aucun collecteur de données de réellement savoir qui chacun de nous est. Nous ne donnerions à chacun qu'une facette de notre personnalité.

A réfléchir...

Par le Samedi 15 Septembre 2012 | 0 commentaire

C'est ce que nous apprend le graphique comparatif réalisé avec Google Trends, comparant l'usage des termes "Big Data", "Data Science" et "Data Scientist".


"Big Data" plus populaire que "Data Science"
Alors que le nombre de requêtes correspondant au terme de "data science" reste stable, et baisse même un peu ces derniers mois, l'engouement et les interrogation sur le big data progressent.
Sur les douze derniers mois, le nombre de requêtes concernant le terme "big data" dans Google a presque triplé.
En parallèle, il faut noter une progression importante du nombre d'articles référencés par Google traitant du big data pendant le 2ème trimestre 2012. La période d'été semble avoir été beaucoup plus calme, mais Google fournit des chiffres bruts, non "corrigés des variations saisonnières". Il sera donc intéressant de reprendre la même analyse dans quelques mois pour vérifier ou corriger cette tendance.

Par le Mardi 11 Septembre 2012 | 0 commentaire
La France est-elle en train de manquer le train du Big Data ?
Le titre est évidemment un peu provocateur. Mais après avoir plusieurs fois échangé avec les organisateurs de Big Data Europe, une conférence européenne itinérante, je constate que la France ne fait plus partie des pays ciblés. L'événement prévu en France a été annulé.

La conference Big Data Europe s'arrêtera en effet en Suisse, Autriche, Allemagne, Suède, Pologne et Turquie. Mais les pays du sud sont tous absents de cette tournée !

Pourquoi ?

Selon l'organisateur, IIR technology, une division de Euroforum, "la situation économique semble beaucoup affecter les filiales françaises des entreprises des nouvelles technologies, nous n'avons pas pu convaincre suffisamment de sponsors et engager suffisamment de conférenciers. Peut-être pourrons-nous essayer de nouveau en 2013, quand la situation se sera améliorée".
Autre absent de ce circuit, l'Angleterre. Mais la raison semble complètement inverse, et c'est au contraire le nombre de conférences déjà en cours d'organisation sur le Big Data outre-manche qui a conduit Euroforum à délaisser ce pays.

Les principaux sponsors de cette conférence sont pourtant des sociétés bien connues en France : EMC, IBM, Teradata et même Capgemini ! Mais il semble que le marché français ne soit donc plus une priorité pour ces fournisseurs de technologies.

La France serait-elle donc dans la même situation que la Grèce, l'Italie et l'Espagne du point de vue de la réflexion autour des opportunités du Big Data ? Qu'en pensez-vous ?

Par le Vendredi 7 Septembre 2012 | 1 commentaire

Go Big... or Go Home!


Big Data au royaume magique de Disney
La multinationale réunissait la semaine dernière au "Magic Kingdom", pardon au centre de conférences Disney à Orlando, les principaux représentants de l'entreprise intéressés par le Big Data et l'analyse de données.
Un sommet interne, sur deux jours, où les meilleurs spécialistes des éditeurs conviés se sont pressés afin de démontrer leurs technologies à ce grand acheteur potentiel.
Partager les meilleures pratiques, découvrir de nouvelles solutions pour résoudre des problèmes complexes, analyser les tendances en matière de prévisions et de politiques de prix… les sujets proposés étaient nombreux.
Du côté des éditeurs de logiciels, SAS, IBM, Roambi, Teradata, Greenplum, Adobe… faisaient partie des invités.

J'ai bien aimé le titre de la présentation de SAS : "Go Big… or Go Home!"

Vous pouvez consulter le programme détaillé de cet événement (tant que Disney le laisse en ligne) sur : http://www.disneynow.com/profile/web/index.cfm?PKwebID=0x31047566f&varPage=home

Je pense que l'organisation d'une telle conférence interne sur les sujets de l'analyse de données, du big data, et des opportunités qui s'en dégagent, est un signal fort de l'intérêt que portent les grandes entreprises américaines à ce phénomène.

L'exemple de Disney est à suivre. A quand un sommet interne de ce type en France chez Total, Sanofi, LVMH, BNP Paribas ou Air Liquide (pour ne prendre que les 5 premières pondérations du CAC 40) ? Si vous avez besoin d'aide pour organiser cela, et réfléchir aux opportunités du Big Data au sein de votre groupe… Nous pouvons en parler :-)

Par le Vendredi 7 Septembre 2012 | 0 commentaire
Big Data : 53 % de données structurées... seulement ?
L'étude date un peu (décembre 2011), publiée par InformationWeek. Mais elle donne un point de départ.
En décembre 2011, 53 % des personnes interrogées (attention, 231 répondants seulement) indiquaient que leur "big data" étaient essentiellement composées de données structurées. Tout le monde n'est en effet pas encore passé à l'analyse des véritables données non structurées. Même les plus grands comme Facebook, Twitter, Google, analysent essentiellement des données structurées, même s'ils stockent et manipulent également de gros volumes de données non structurées.
Prenons l'exemple de Facebook, collecter une image chargée par un utilisateur consiste juste à manipuler un fichier image, pas la peine de chercher à le "comprendre". Il ne s'agit là que de données structurées associées à un fichier image.
Mais lorsque Facebook se lance dans la reconnaissance de visages, là, on passe à l'analyse de données non structurées.
Même chose avec un statut. Le stocker dans une base de données n'est pas compliqué. C'est juste un champ texte et des méta-données. Mais tenter d'en analyser le contenu pour "comprendre" ce que l'utilisateur a voulu dire, c'est autre chose.
Face à l'absence de définition claire des périmètres, les répondants aux sondages ont alors tendance à répondre "ce qui les met en valeur". D'où les résultats de cette enquête qui fait ressortir que 13 % des personnes interrogées ont un entrepôt de données composé essentiellement de données non structurées, et 24 % où la répartition structurées / non structurées est équitable. Ce qui me semble énorme, et complètement déconnecté de la réalité des entreprises que je rencontre.
Sauf si tous les champs "texte" comme une adresse, un nom, un commentaire.. sont considérés comme "non structuré" ! Facile alors de parvenir à ces chiffres. Mais on n'aura finalement rien appris...

Par le Lundi 3 Septembre 2012 | 0 commentaire

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Profil
Je suis journaliste, formateur et auteur, spécialiste de l'informatique décisionnelle. Passionné par l'évolution de ce domaine vers le "Big Data", également appelé "Données Volumineuses", j'ai décidé d'écrire un livre en français sur le sujet, peut-être le premier. Etudes de cas, panorama des outils, vision des experts... et les coulisses de la production du livre, que je vous propose de découvrir au fil de ces billets.

Philippe NIEUWBOURG



   
     
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