Il est clair que les entreprises reconnaissent qu’il est vital de disposer d’une bonne gestion des risques, cela se constate facilement en regardant le niveau des ressources qu’elles y consacrent. La gestion des risques qu’il convient de disposer doit en particulier intégrer les idées et pratiques du contrôle interne, des nouvelles directives comptables et de la planification stratégique. En identifiant de façon proactive les risques et les opportunités, les entreprises protègent et créent de la valeur pour les partenaires de leur écosystème (actionnaires, clients, employés, régulateurs, la société en général).
La gestion des risques est en constante évolution pour répondre aux besoins des divers intervenants, qui veulent comprendre le large éventail de risques auquel font face les entreprises dans l’environnement économique complexe d’aujourd’hui. Concrètement il s’agit d’identifier, d’analyser et de définir une « réponse » aux risques et aux opportunités. Par exemple en matière de risques, le management doit choisir une stratégie qui peut amener l’entreprise à quitter les activités donnant lieu à des risques, à prendre des mesures pour réduire la probabilité ou l'impact lié aux risques, à transférer ou partager une partie des risques, à le financer, ou aussi à accepter le risque, aucune action n'étant prise, suite à une évaluation coût / bénéfice.
Les entreprises gèrent habituellement leurs risques via un grand nombre de départements différents qui se focalisent chacun sur les risques particuliers qui les concernent. Un objectif primordial et un vrai défi en matière de gestion des risques est d’organiser la coordination de tous les analystes, de façon à être capable collectivement de fournir une image unifiée des risque pour les dirigeants et de permettre à l'organisation de gérer les risques efficacement. Le plus souvent cette coordination est assurée par le directeur financier (il existe parfois un directeur des risques). Mais tout se joue sur la capacité à regarder à travers toute l'organisation et à développer une perspective sur le profil des risques de l'entreprise et à évaluer si ce profil correspond ou non à la propension au risque de l’entreprise.
Le directeur financier doit être proactif pour constamment améliorer et intégrer les outils de gestion des risques, en particulier les bases de données historiques. La plupart des entreprises déclarent ne pas avoir les bons outils pour surveiller et gérer les risques globalement à l’échelle de l'entreprise, les outils utilisés au niveau des départements étant disparates et n’offrant que des vues parcellaires limitées dans le temps.
Pour aller plus loin à propos des entrepôts de données et la gestion des risques, vous pouvez utilement consulter mes articles sur ce sujet : cliquez ici
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Rédigé par Michel Bruley le Jeudi 15 Décembre 2011 à 12:37
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Les entreprises multinationales sont confrontées à des exigences de transparence de plus en plus contraignantes. Elles doivent assurer cette transparence pour répondre aux demandes des marchés financiers mais aussi à celles des pays où elles mènent leurs activités, avec la nécessité d’assurer leur responsabilité dans trois dimensions : sociale, environnementale et fiscale. Cependant les normes comptables internationales actuelles n’imposent pas aux multinationales de communiquer sur leurs activités dans chaque pays où elles opèrent : ces dernières se contentent donc souvent de « bilans consolidés » au niveau régional.
L’opacité qui entoure les activités des multinationales pourrait être considérablement réduite, si les entreprises multinationales communiquaient dans leur bilan annuel des informations clés sur leurs activités dans chacun des pays d’implantation (nom des filiales, effectifs salariés, chiffres d’affaire, bénéfices et paiements des impôts aux gouvernements). L’accès à de telles informations rendrait les multinationales plus redevables vis-à-vis de leurs propres actionnaires et salariés, mais aussi auprès des Etats dans lesquels elles sont implantées, ainsi qu’auprès de leurs clients et des sociétés civiles. La mise en place de ce niveau de transparence, défendue par de nombreuses organisations de la société civile, préviendrait également en partie les stratégies abusives d’optimisation fiscale, que peuvent mettre en place des maisons mère pour réduire leur charge fiscale en transférant les bénéfices dans des territoires moins fiscalisés.
Au premier rang de ces acteurs impactés par l’opacité des multinationales, les pays du Sud qui chaque année, voient 600 à 800 milliards d’euros s’échapper de leurs économies vers les paradis fiscaux. Cette transparence comptable des entreprises importe également aux investisseurs, qui pour des raisons d’éthique ou pour assurer la stabilité de leur portefeuille, veulent connaitre la situation réelle des entreprises dans lesquelles ils s’engagent. Le monde politique enfin s’intéresse de plus en plus près à la question des normes comptables des multinationales et au principe du reporting pays par pays, puisque la stabilité économique globale ainsi que les équilibres budgétaires des Etats à travers le respect de l’impôt en dépendent. L’enjeu est en fait de pouvoir mettre un terme à la déconnexion de la cartographie comptable, parfois fictive, des entreprises et de la cartographie de leurs activités réelles sur les lieux de création de richesses.
Les entrepôts de données des multinationales gèrent déjà toutes les données nécessaires à cette transparence, car bien entendu les entreprises ont besoin d’analyser leurs activités dans les moindres détails pour pouvoir les optimiser. Pour aller plus loin sur l’apport d’un système d’information décisionnel à la fonction financière des entreprises, vous pouvez utilement lire mes autres articles sur ce sujet : cliquez ici
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