Dennis Woodside, CEO chez Freshworks
Quand l’expérimentation devient une fin en soi
De nombreuses technologies disruptives ont connu des débuts chaotiques, faute d’une appropriation claire de leurs usages. L’IA suit le même chemin. Pressées par la concurrence et par la peur de rester à l’écart, les entreprises lancent des projets dans l’urgence, sans cap défini ni alignement avec leurs priorités opérationnelles. Les pilotes sont alors conçus comme des démonstrateurs rapides, destinés à prouver une capacité d’innovation plus qu’à répondre à un besoin concret. Résultat : ces expérimentations restent souvent déconnectées des réalités du terrain et peinent à produire une valeur perceptible.
Cette logique entraîne deux écueils majeurs. D’une part, l’impact réel des projets demeure difficile à évaluer. D’autre part, les équipes peinent à s’approprier des solutions qui ne s’inscrivent pas dans leurs pratiques quotidiennes. Les cas d’usage manquent de précision, les processus ne sont pas repensés, les données ne sont pas suffisamment fiabilisées et l’accompagnement humain est sous-estimé. L’IA se retrouve ainsi cantonnée à des initiatives isolées, sans perspective de déploiement à grande échelle. L’échec n’est donc pas technologique, mais structurel : il tient à l’absence d’une véritable stratégie de transformation dès la conception des projets.
Réussir l’IA passe par une méthode, pas par une promesse
À l’inverse, les projets qui aboutissent s’appuient sur une approche méthodique et pragmatique. Le point de départ n’est pas l’outil, mais le besoin métier. La question n’est pas « que peut faire l’IA ? », mais « où peut-elle réellement améliorer la performance ou l’expérience ? ». C’est à partir de cette clarté que se construit un déploiement efficace.
Une transformation réussie passe d’abord par une phase de préparation rigoureuse. Il s’agit de cartographier les processus, d’évaluer la qualité des données, de définir des indicateurs clairs et de mobiliser les acteurs clés. Ensuite vient l’étape d’activation, centrée sur des cas d’usage ciblés, là où l’impact peut être immédiat. Enfin, l’expansion permet de généraliser les usages en s’appuyant sur les premiers résultats et la dynamique de confiance créée auprès des équipes.
Cette progression, loin de ralentir l’innovation, en garantit la solidité. Elle donne du sens à la technologie, la relie aux enjeux réels de l’organisation et installe une adoption durable. Elle montre que l’IA n’est pas une mode à suivre, mais une capacité à intégrer, avec exigence et constance.
Le taux d’échec élevé des projets d’IA ne doit pas être interprété comme un désaveu de la technologie. Il met en lumière une exigence : celle d’aborder l’IA non comme une démonstration mais comme un levier stratégique. Le véritable enjeu pour les entreprises n’est pas d’innover plus vite, mais d’innover mieux. Cela suppose de sortir de la logique de l’effet d’annonce, de construire des déploiements sur des bases solides, et d’accompagner le changement avec lucidité.
Ce n’est qu’à ces conditions que l’IA pourra pleinement jouer son rôle dans la transformation des organisations. Non pas en tant que promesse abstraite, mais comme moteur concret d’efficacité, de performance et de valeur.
De nombreuses technologies disruptives ont connu des débuts chaotiques, faute d’une appropriation claire de leurs usages. L’IA suit le même chemin. Pressées par la concurrence et par la peur de rester à l’écart, les entreprises lancent des projets dans l’urgence, sans cap défini ni alignement avec leurs priorités opérationnelles. Les pilotes sont alors conçus comme des démonstrateurs rapides, destinés à prouver une capacité d’innovation plus qu’à répondre à un besoin concret. Résultat : ces expérimentations restent souvent déconnectées des réalités du terrain et peinent à produire une valeur perceptible.
Cette logique entraîne deux écueils majeurs. D’une part, l’impact réel des projets demeure difficile à évaluer. D’autre part, les équipes peinent à s’approprier des solutions qui ne s’inscrivent pas dans leurs pratiques quotidiennes. Les cas d’usage manquent de précision, les processus ne sont pas repensés, les données ne sont pas suffisamment fiabilisées et l’accompagnement humain est sous-estimé. L’IA se retrouve ainsi cantonnée à des initiatives isolées, sans perspective de déploiement à grande échelle. L’échec n’est donc pas technologique, mais structurel : il tient à l’absence d’une véritable stratégie de transformation dès la conception des projets.
Réussir l’IA passe par une méthode, pas par une promesse
À l’inverse, les projets qui aboutissent s’appuient sur une approche méthodique et pragmatique. Le point de départ n’est pas l’outil, mais le besoin métier. La question n’est pas « que peut faire l’IA ? », mais « où peut-elle réellement améliorer la performance ou l’expérience ? ». C’est à partir de cette clarté que se construit un déploiement efficace.
Une transformation réussie passe d’abord par une phase de préparation rigoureuse. Il s’agit de cartographier les processus, d’évaluer la qualité des données, de définir des indicateurs clairs et de mobiliser les acteurs clés. Ensuite vient l’étape d’activation, centrée sur des cas d’usage ciblés, là où l’impact peut être immédiat. Enfin, l’expansion permet de généraliser les usages en s’appuyant sur les premiers résultats et la dynamique de confiance créée auprès des équipes.
Cette progression, loin de ralentir l’innovation, en garantit la solidité. Elle donne du sens à la technologie, la relie aux enjeux réels de l’organisation et installe une adoption durable. Elle montre que l’IA n’est pas une mode à suivre, mais une capacité à intégrer, avec exigence et constance.
Le taux d’échec élevé des projets d’IA ne doit pas être interprété comme un désaveu de la technologie. Il met en lumière une exigence : celle d’aborder l’IA non comme une démonstration mais comme un levier stratégique. Le véritable enjeu pour les entreprises n’est pas d’innover plus vite, mais d’innover mieux. Cela suppose de sortir de la logique de l’effet d’annonce, de construire des déploiements sur des bases solides, et d’accompagner le changement avec lucidité.
Ce n’est qu’à ces conditions que l’IA pourra pleinement jouer son rôle dans la transformation des organisations. Non pas en tant que promesse abstraite, mais comme moteur concret d’efficacité, de performance et de valeur.