Protection des données : une question de processus


Rédigé par Amine Soussi, Appian le 28 Janvier 2026

À l'occasion de la Journée Européenne de la protection des données, un constat s'impose : protéger les données n'est pas une simple fonction IT, c’est une composante stratégique de la résilience opérationnelle.



Amine Soussi, Senior Solutions Consultant chez Appian
Depuis l’entrée en vigueur de DORA, les institutions financières l’ont compris : les approches en silos ne suffisent plus. Les équipes de sécurité sont noyées sous des milliers d’alertes quotidiennes, dont 70 % sont des faux positifs, souvent dépourvus de contexte métier.

Le véritable enjeu n’est donc plus de détecter davantage, mais de détecter mieux.

Lorsque la protection des données est considérée comme une obligation de conformité, elle génère un flot d’alertes qui noie les analystes. En revanche, intégrée nativement aux processus métiers, elle bénéficie du contexte nécessaire pour distinguer incidents réels et événements bénins, avec une réduction des faux positifs pouvant atteindre 60 à 80 %.

L'intelligence artificielle et l'automatisation ne sont que des composants bruts, c'est leur intégration au sein d'un cadre de processus structuré qui transforme ces technologies en leviers de performance. Cette synergie permet de franchir trois paliers critiques :

Pilotage par le risque : Évaluer la dangerosité des menaces en fonction de la criticité de vos actifs et de leur exposition concrète, pour une défense ciblée et efficace.
Conformité et traçabilité : Garantir un audit complet et transparent de chaque action de sécurité, assurant ainsi une réponse sans faille aux normes réglementaires.
Agilité Opérationnelle : Déployer une capacité de réponse massive et instantanée pour neutraliser les menaces, même les plus récentes, à l'échelle de toute l'organisation.
La résilience opérationnelle et la protection des données ont cessé d'être de simples enjeux technologiques pour devenir le fruit d'une véritable mutation des processus. Loin d'être des solutions isolées, l'IA et l'automatisation agissent comme des multiplicateurs de valeur dès lors qu'elles s'inscrivent dans un cadre structuré. Elles offrent ainsi la capacité de prioriser les risques par criticité métier, d'assurer une traçabilité totale des interventions et de neutraliser instantanément les menaces émergentes.

Face à des attaquants capables d'exploiter une faille en quelques heures, l'agilité des processus n'est plus un avantage compétitif, c'est un impératif de survie. La performance ne se mesure plus au volume de technologies acquises, mais à la capacité de l'organisation à refondre ses flux opérationnels pour placer la sécurité en leur centre.



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