SIG d’entreprise : plus que les cartes, ce sont les données qui comptent


Rédigé par James Brayshaw, Pitney Bowes le 13 Décembre 2013

L’utilisation des SIG se démocratise et se développe dans de multiples domaines de l’entreprise : planification, opérations, RH, marketing. Toutefois, il ne suffit pas de créer, collecter et représenter des données géographiques. Il faut surtout les maîtriser de manière à maximiser leur potentiel.



James Brayshaw, Vice Président EMEA, Location Intelligence et SIG de Pitney Bowes Software
Le recours aux SIG se démocratise progressivement, suite notamment à l’adoption par les entreprises de plate formes capables de représenter les résultats d’analyse de données sous forme cartographique, y compris via les mobiles et sous forme de services cloud. Les utilisateurs se détournent peu à peu des applications bureautiques cartographiques au profit de SIG d’entreprise. Désormais, on ne les trouve plus seulement parmi les experts de l’analyse géospatiale mais aussi dans les différentes directions (marketing, ventes, RH, supply chain...). Conséquence : les données, leur gouvernance ainsi que les systèmes et les personnes qui les utilisent comptent plus que les cartes.


Toutefois, pour être performant, les SIG doivent exploiter des données fiables et exhaustives. À cette fin, il est important de respecter trois étapes.

1. Définir une stratégie de gouvernance pour nettoyer et trier les données
Les entreprises recueillent et possèdent des données encore souvent en silos. Elles doivent dès lors bâtir une stratégie de gouvernance des données qui forme le cadre des actions à mener auprès des clients et prospects. Après avoir validé, consolidé, nettoyé, trié et enrichi leurs données, elles étudient les relations entre les ensembles de données. Puis des règles et processus servant à valider les données à utiliser sont définis. D’un point de vue technique, la plateforme SIG fusionne automatiquement les données hétérogènes tout en détectant automatiquement les types, valeurs et schémas rencontrés dans chaque application afin d’obtenir une vue unifiée des clients et ressources.

2. Trouver la meilleure plateforme
La plateforme SIG consolide et traite des données provenant à la fois de systèmes existants et nouveaux. Puis elle applique à une source de données centralisée et globale différentes techniques de géocodage, cartographie et analyse spatiale, analyse de don- nées, étude démographique et segmentation afin d’identifier des tendances, schémas et opportunités en différents lieux. Enfin sont ajoutées aux informations géolocalisées des informations supplémentaires provenant d’autres sources de données géoréférencées (revenus, données client, connexions aux réseaux sociaux...).Les clients sont ainsi placés dans un contexte géographique utilisé pour les pré- visions et modèles de marché. Le géocodage attribue des coordonnées à des adresses pour déterminer le climat, l’altitude ou tout autre élément susceptible d’affec- ter par exemple la gestion des risques, la distribution.

3. Mettre en place une stratégie commerciale et marketing axée sur la localisation
Vu la multiplication des dispositifs mobiles, l’évolution des réseaux sociaux mais aussi la relation dynamique entre une personne et sa localisation, l’entreprise doit se pencher sur les utilisations stratégiques liées au SIG d’entreprise. Des cas spécifiques comme ceux figurant sur le site mapinfo.com démontrent les bénéfices qu’il offre parmi lesquels la baisse des coûts marketing, l’identification de tendances majeures sur des zones ciblées, l’optimisation des itinéraires de distribution, etc.

Un ultime conseil : veiller à obtenir l’adhésion de la direction au projet de SIG en démontrant sa valeur stratégique pour l’entreprise.

James Brayshaw est VP EMEA, LI (MapInfo) et SIG chez Pitney Bowes Software. Affichant plus de 30 années d’expérience, il a favorisé l’adoption des solutions SIG dans de nombreux secteurs (infrastructure, administrations locales et centrales, santé, sécurité, assurance, immobilier, services publics, télécoms, et distribution). Avant de rejoindre Pitney Bowes, il était directeur d’Ordnance Survey, l’Autorité nationale de cartographie de Grande-Bretagne, en charge des services client, marketing et ventes.



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