Un tiers des salariés français a peur d’être remplacé par des robots


Rédigé par Communiqué de ADP le 19 Juillet 2019

35 % des salariés français pensent que leur emploi sera automatisé dans les 15 prochaines années
L’inquiétude est au plus haut parmi les plus jeunes (49 %)
Ce sont les salariés des services financiers (54 %) qui craignent le plus d’être remplacés par des robots
En Europe, ce sont les salariés anglais qui sont les plus inquiets de voir leur travail automatisé (40 %)



Pourcentage de salariés qui pensent que leur travail sera automatisé / remplacé par un robot dans le futur, par pays
D’après l’étude d’ADP (Automatic Data Processing), The Workforce View in Europe 2019, qui a interrogé plus de 10 500 salariés à travers l’Europe, plus de trois salariés français sur dix (35 %) pensent que leur emploi sera automatisé dans les 15 prochaines années. Toutefois, la plupart des 1 410 français ayant répondu à l’enquête prennent les choses avec philosophie : à peine 6 % d’entre eux pensent que l’automatisation de leur emploi interviendra d’ici deux ans, et 14 % dans les 6 à 10 prochaines années.

Les inquiétudes sont les plus fortes parmi les plus jeunes, avec 50 % des 16 à 34 ans redoutant de voir leur emploi automatisé au cours de la prochaine décennie, et 35 % des 35 et 44 ans qui partagent le même sentiment. Forcément moins concernés en raison de l’avancement dans leur carrière, seulement 21 % des personnes de plus de 55 ans appréhendent une automatisation au cours des dix prochaines années.

Les salariés de certaines branches s’inquiètent plus que d’autres : 51 % des employés des services financiers craignent de voir leur emploi remplacé au cours de la décennie à venir, tout comme 45 % des salariés de l’informatique et des télécommunications ainsi que 45% de ceux évoluant dans les secteurs du marketing et des media. Le contraste par rapport à d’autres secteurs est saisissant, avec 18 % dans l’éducation et 20 % dans la santé qui s’attendent à une automatisation de leurs métiers.

La perspective d’un futur automatisé préoccupe surtout les salariés Britanniques, et ce, d’assez loin par rapport aux autres pays : 40 % pensent que leur poste sera automatisé à l’avenir et 27 % s’attendent à ce que cela se produise dans les cinq prochaines années.

Une des explications possibles peut-être l’importance du nombre d’emplois liés aux services financiers et à l’informatique au Royaume-Uni, deux secteurs dont l’essentiel des salariés prévoit une automatisation prochaine (45 % et 39 % respectivement).

« La montée des nouvelles technologies dans les entreprises les oblige à repenser leurs modèles d’organisation existants. La perspective de l’automatisation permet de réduire les tâches chronophages et de proposer des indicateurs toujours plus précis d’aide à la décision » déclare Carlos Fontelas de Carvalho, Président d’ADP en France et en Suisse.

« Les salariés sont d’ailleurs conscients des nombreuses innovations qui transforment le monde du travail et de la multiplication aujourd’hui de métiers qui n’existaient pas il y a 10 ans, particulièrement dans le numérique. En dépit de cette prise de conscience et du fait que de nouvelles tâches sont appelées à être automatisées, il faut noter que les niveaux d’optimisme et surtout la confiance des salariés en leurs compétences augmentent partout sur le continent. »

A propos de l’étude :

Le rapport « The Workforce View in Europe 2019 » étudie les comportements et l’état d’esprit des salariés face au monde du travail actuel ainsi que leurs attentes vis-à-vis de leur futur environnement de travail. Les recherches ont été menées en octobre 2018 par Opinion Matters, agence indépendante d’études de marché. L’échantillon représente 10 585 salariés dans huit pays à travers l’Europe : France, Allemagne, Italie, Pays-Bas, Pologne, Espagne, Suisse et Royaume-Uni.



Dans la même rubrique :