Valeur sûre
Christophe Mauboussin
Conférence au Collège des Bernardins sur la dimension morale en économie... et dans tous les secteurs de l’activité humaine !
Stephen Green, ancien P.-D.G. de HSBC, actuel Ministre du commerce et de l’investissement sous le gouvernement de Cameron
Intitulé « un banquier mondial parle de morale », ce débat s’appuie sur l’ouvrage de Stephen Green, Valeur sûre, aux éditions Parole et Silence, ouvrage dans lequel il dresse un tableau économique du monde. Le sous-titre de son livre, Réflexions sur l’argent et la morale dans un monde incertain, en dit long sur les questionnements qui habitent l’ancien P.-D.G. de la banque HSBC. S’appuyant sur des exemples historiques et contemporains, Stephen Green démontre l’importance de la morale dans le capitalisme d’aujourd’hui. À ses côtés, Maurice Lévy, président de Publicis, ne peut être qu’en accord avec celui qu’il surnomme le « banquier habité par l’esprit ».
Paraphrasant Churchill, Stephen Green évoque « le capitalisme de marché comme le pire système à l’exception des autres ». Mais son optimisme lui fait penser qu’il est bien possible d’intégrer des valeurs morales à celui-ci. Ses valeurs morales sont même, selon lui, inévitables pour que le XXIème siècle ne devienne pas celui de l’individualisation mais au contraire celui de la contribution au bien commun. Alors que la mondialisation est souvent pointée du doigt comme accélérateur de la crise économique de ces dernières années, Stephen Green prévient avec lucidité que de toute façon, la mondialisation continuera car « c’est une tendance très profonde de la nature humaine qui s’accélère maintenant et qu’il est impossible de freiner ». C’est donc à l’homme de l’accepter et de comprendre que le phénomène de mondialisation peut aussi être porteur de choses positives. En effet, selon lui, elle peut agir comme un puissant moteur pour tirer les gens de la pauvreté, c’est l’exemple de ce qui s’est passé en Chine ces dernières années, tout comme elle peut agir comme « un dangereux polluant moral ». À l’homme donc de recibler ses objectifs et quand il évoque l’homme, Stephen Green, en croyant convaincu, ne parle pas seulement des banquiers, car ce ne sont pas eux qui sont exclusivement responsables de la crise, c’est la société toute entière.
Valeur sûre, Stephen Green
L’une des erreurs qu’il pointe également, est la fausse idée qui colle à la peau du monde financier. « Aujourd’hui, on s’est habitué à penser que la sphère financière n’est pas une sphère dans le réel », souligne-t-il. D’après lui, les gens ont eu tendance à la séparer du réel comme si elle n’avait aucune prise sur le réel. Or, c’est une idée fausse, car la sphère financière s’implique dans la réalité avec des pertes d’emplois, de logements... Il ne faut pas séparer le financier de la vie.
Spécialiste de Goethe, le Ministre compare la tentation de l’homme d’aujourd’hui à celle de Faust. Mais, peut-on reprocher à l’homme d’être attiré par l’argent ? Pour Stephen Green, il ne peut pas y avoir de monde moderne sans argent, ainsi faut-il accepter l’idée que dans la nature humaine, il y a une tendance matérialiste qui existera toujours et avec laquelle il faudra composer. Cette société de consommation, dans laquelle nous vivons, ne peut pas prendre fin ; cependant, Stephen Green est persuadé qu’il est possible de lui apporter plus de morale et de respect de l’homme.
Stephen Green, âgé de 61 ans, a quitté son poste de P.-D.G. de la première banque britannique, HSBC, en 2006, pour devenir Ministre du commerce et de l’investissement dans le gouvernement de David Cameron, en septembre 2010. Ancien étudiant de la faculté de Théologie de Hong-Kong, il a été ordonné prêtre de l’Église anglicane en 1988.
L’une des erreurs qu’il pointe également, est la fausse idée qui colle à la peau du monde financier. « Aujourd’hui, on s’est habitué à penser que la sphère financière n’est pas une sphère dans le réel », souligne-t-il. D’après lui, les gens ont eu tendance à la séparer du réel comme si elle n’avait aucune prise sur le réel. Or, c’est une idée fausse, car la sphère financière s’implique dans la réalité avec des pertes d’emplois, de logements... Il ne faut pas séparer le financier de la vie.
Spécialiste de Goethe, le Ministre compare la tentation de l’homme d’aujourd’hui à celle de Faust. Mais, peut-on reprocher à l’homme d’être attiré par l’argent ? Pour Stephen Green, il ne peut pas y avoir de monde moderne sans argent, ainsi faut-il accepter l’idée que dans la nature humaine, il y a une tendance matérialiste qui existera toujours et avec laquelle il faudra composer. Cette société de consommation, dans laquelle nous vivons, ne peut pas prendre fin ; cependant, Stephen Green est persuadé qu’il est possible de lui apporter plus de morale et de respect de l’homme.
Stephen Green, âgé de 61 ans, a quitté son poste de P.-D.G. de la première banque britannique, HSBC, en 2006, pour devenir Ministre du commerce et de l’investissement dans le gouvernement de David Cameron, en septembre 2010. Ancien étudiant de la faculté de Théologie de Hong-Kong, il a été ordonné prêtre de l’Église anglicane en 1988.
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