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Anaplan bouscule les éditeurs de modélisation financière et s’attaque maintenant au pilotage opérationnel


Rédigé par le 7 Novembre 2013

Frédéric Laluyaux a pris la tête de Anaplan il y a un peu plus d’un an. Un éditeur qui employait à l’époque, en juillet 2012, 35 personnes, et qui totalise aujourd’hui 180 employés. Une expansion également internationale car Anaplan a pendant cette période, ouvert des bureaux en Suède, au Benelux, à Singapour, emploie 20 personnes à Londres, et sert déjà 10 % de ses clients en Russie. Une des prochaines étapes de son développement est l’Amérique Latine où l’éditeur n’a signé que deux clients pour le moment.



Frédéric Laluyaux, CEO de Anaplan - Photo Anaplan
Frédéric Laluyaux, CEO de Anaplan - Photo Anaplan
Pour un éditeur de logiciels, la réussite se mesure également par le nombre de personnes présentes à ses conférences utilisateurs. Salesforce a commencé avec quelques centaines de participants; ils étaient 90 000 inscrits l’an dernier à Dreamforce ! Anaplan en est encore loin, mais l’éditeur a su réunir 450 personnes à San Francisco pour son événement, et en a également organisé une version européenne à Londres.
Depuis son arrivée, Frédéric Laluyaux s’est attaché tout d’abord au produit. “Il fallait muscler la technologie”, nous explique-t-il. Une technologie qui permet aujourd’hui, en mode SaaS, de servir des clients comme HP, qui ont ouvert leur application Anaplan à plus de 3 500 utilisateurs dans le monde. Une application qui gère les ventes et les prévisions de 30 000 commerciaux, au travers d’un “cube” de 60 milliards de cellules.
Tous les clients Anaplan n’ont pas cette ampleur. L’éditeur en aurait actuellement 115 en production. Et l’éditeur constaterait aujourd’hui un temps de réponse de l’application de 45 milli-secondes seulement.
Des clients essentiellement rangés dans la catégorie grands comptes qui selon Frédéric Laluyaux choisiraient Anaplan en remplacement de solutions traditionnelles de modélisation et de contrôle budgétaire, comme Oracle, SAP ou IBM.

Premier focus, compresser l’empilement des outils anciens

La planification est au coeur du métier de Anaplan, une planification initialement financière, mais qui s’ouvre aujourd’hui aux plannings opérationnels. Ces applications sont habituellement en bout de chaine. Une chaine constituée de l’ERP, dont les données sont extraites vers un cube OLAP, analysées par une application financière dédiée, et restituées à l’utilisateur au travers d’un outil de BI.
Le postulat initial de Anaplan est de compresser cette empilement d’outils. Michael Gould, aujourd’hui Chief Architect chez Anaplan, a quitté IBM en 2006 pour créer Anaplan et atteindre cet objectif. Fin connaisseur des environnements multidimensionnels, il avait commencé chez Adaytum, reconnu comme un des meilleurs outils de budget, ensuite racheté par Cognos, lui-même repris par IBM.
Aujourd’hui Anaplan se positionne comme un “moteur de calcul analytique, de planification et de modélisation, en cloud computing”.

Du point de vue fonctionnel, la compression des étapes dont nous parlions précédemment, permet par exemple de répliquer en temps réel les modification apportées aux hiérarchies et aux dimensions; mais également de créer des relations “n à n” entre les données et ainsi de faciliter une modélisation non structurante, évolutive.
Le changement par rapport aux solutions traditionnelles porte également sur l’interface utilisateurs. Une interface que Frédéric Laluyaux veut plus orientée vers les utilisateurs d’affaires, et non vers les départements informatiques. Des utilisateurs qui sont d’ailleurs regroupés aujourd’hui dans une communauté de pratique, et que l’éditeur appelle les “Anaplaneurs”.

Du point de vue technique, servir des clients de grande taille, sur tous les fuseaux horaires, impose d’avoir plusieurs centres de données. Anaplan en opère trois : Etats-Unis, Amsterdam et Singapour.

Des clients multi-facettes

Chez McAfee, éditeur de logiciels de sécurité, pour l’instant utilisateur de Hyperion, le projet Anaplan part de la planification financière à long terme. Elle est ensuite déclinée en gestion des quotas commerciaux et gestion des territoires de ventes, va jusqu’à la gestion des commissions et la prévision des opportunités commerciales.
Chez Aviva, une grande compagnie d’assurances, c’est la consolidation financière qui est développée dans Anaplan, et la prochaine étape est celle de la planification opérationnelle.
Cible identifiée par Frédéric Laluyaux, Hyperion. Il vient d’ailleurs de lancer ses équipes commerciales dans une grande opération de remplacement de Hyperion chez ses clients.
Entre deux solutions en SaaS, il fallait s’entendre... Anaplan a de nombreux clients en commun avec Salesforce. Et vient de développer un connecteur pour permettre aux clients de Salesforce d’injecter directement leurs données de planification dans Anaplan.

Des contrats de toutes tailles

Frédéric Laluyaux est fier d’annoncer que plusieurs contrats supérieurs à 5 millions de dollars ont déjà été signés. Les clients de Anaplan sont en majorité des entreprises en croissance. Certaines sont proches d’une introduction en Bourse, et ont besoin de se structurer financièrement avant de franchir cette étape. Les contrats moyens pour des applications de planification opérationnelle ou financière oscillent autour de 100 000 $, mais selon le CEO, les contrats de plus de 500 000 $ seraient maintenant plus fréquents.

Le point sur le développement international

Frédéric Laluyaux n’est à la fois pas satisfait, mais pas surpris non plus, du faible développement de Anaplan en France. “La France est un diesel”, nous explique ce français installé dans la Silicon Valley. “L’allumage est lent, mais ensuite c’est impossible à stopper”. L’éditeur travaillerait actuellement que quelques projets avec des sociétés du CAC40.
Pour le premier trimestre 2014, l’objectif d’Anaplan est de se développer en Amérique du Sud et d’y ouvrir un premier bureau, au Brésil ou au Mexique.




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