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Bernard Liautaud s'exprime pour la première fois avec SAP Business Objects


Rédigé par par Philippe Nieuwbourg le 18 Octobre 2009



Bernard LIAUTAUD, co-fondateur de Business Objects, le 14 octobre chez SAP pour l'inauguration de la chaire BI de l'Ecole Centrale Paris
Bernard LIAUTAUD, co-fondateur de Business Objects, le 14 octobre chez SAP pour l'inauguration de la chaire BI de l'Ecole Centrale Paris
Le 14 octobre dernier, à l’occasion de l’inauguration de la chaire de Business Intelligence ouverte à l’Ecole Centrale Paris, Bernard Liautaud, co-fondateur de Business Objects, s’est exprimé devant la direction de son ancienne école, de jeunes étudiants, la direction de SAP et les journalistes présents.
C’est d’ailleurs une des premières fois que Bernard Liautaud s’exprime sur le sujet de la Business Intelligence depuis le rachat de Business Objects par SAP. Rappelons que depuis cette cession, Bernard Liautaud est devenu General Partner chez un des investisseurs spécialisés dans les technologies de l’information, Balderton Capital. A ce titre, il a soutenu l’investissement au capital de Talend, éditeur d’ETL en open source dont il a rejoint le conseil d’administration.

Mais Bernard Liautaud semble avoir un peu de mal à se détacher de Business Objects. Son discours lors de l’inauguration de la chaire de l’Ecole Centrale Paris était principalement conjugué à la première personne. Par l’emploi du « nous », il donne l’impression d’être encore très impliqué dans l’avenir de l’entreprise ; une implication qui serait plus affective que réelle, ainsi que le confirme SAP. Même si Business Objects représente aujourd’hui une part très importante (environ la moitié) du chiffre d’affaires de SAP en France, chacun ne s’accorde pas sur les termes du rapprochement. Bernard Liautaud parle en effet d’une « fusion », assertion aussitôt corrigée par SAP qui tient à parler d’une « acquisition ». En la matière, les termes ont leur importance, et au-delà du vocabulaire, c’est le rôle de chacun et les rapports de force qui affleurent.

Concernant son activité actuelle, Bernard Liautaud semble là-encore souhaiter soutenir l’activité de SAP Business Objects et ne pas entrer indirectement en concurrence. Tous les entrepreneurs qui lui envoient chez Balderton leur business plan dans le domaine du décisionnel, font ainsi une erreur stratégique. « Je reçois tous les jours des business plan dans le domaine de la business intelligence, et je les refuse tous ! », explique Bernard Liautaud avec un sourire. « Je ne vais quand même pas investir dans un concurrent de Business Objects ».

Quant au futur de la business intelligence, Bernard Liautaud considère que le « nirvana de l’information n’est pas atteint ». Il faudrait que l’information soit disponible en temps réel, partout, au travers de tous les types de supports, et que cette information soit malaxée pour être transformée en une réelle intelligence.




Commentaires

1.Posté par Stefan le 19/10/2009 01:33
Effectivement quand on connait la part de Business Objects dans le résultat de SAP 2008, je pense que Bernard a le droit de parler d'une fusion.

C'est d'autant plus vrai quand on connait le prix humain subi par Business Objects suite au rachat, avec des événements sociaux qui ont fait surface y compris sur Decideo et qui ne font pas très honneur au Management de SAP.

Par ailleurs tout mon respect pour Bernard Liautaud que j'ai pu croiser quelques fois et que j'apprécie beaucoup pour sa vision.

Par son investissement récent en technologies BI open source, je pense qu'il a compris une fois de plus ou se trouve peut-être le prochain "nirvana" de l'information.

Nous ne pouvons donc qu'essayer et faire de notre mieux pour lui donner raison.

2.Posté par Michel Kergoat le 20/10/2009 19:58
Il a dû dire et se dire d'autre choses lors de cette conférence, que des retrouvailles managério-sentimentales et des déchirements économico-romantiques.
Il faut savoir lâcher prise.
Est-ce que Mr Liautaud va tenir la chaire ou qui en sera-t-il le professeur ? Il a dû quand même être question de ce qui va s'y apprendre, et que la BI est autre chose que des grandes stratégies. Les schémas directeurs stratégiques ne sont pas à ma connaissance établis sur du reporting opérationnel. Un tableau de bord n'est qu'un jouet s'il n'est pas consolidé sur les données de terrain.
Bien que redevable d'un indéniable statut d'initiateur majeur du succès de la BI, en France et en général, cette suite logicielle a ses limites. Tout comme l'open source est loin d'être avéré, pour preuve les polémiques sur le sujet autour de Pentaho.
À mon avis, BO devrait profiter -- et profite déjà, il me semble -- de son "acquisition" par SAP, notamment la relation client / fournisseur / intégrateur, pour s'améliorer, et techniquement, et "socialement", pour ne pas dire commercialement en ces temps de bouleversements économiques.
Comme le dit M. Liautaud, le nirvana de l'information n'est pas encore atteint. Et ne peut-on pas se demander si ce nirvana est plutôt utopique ou plutôt chimérique, en attendant de devenir réalité ?

Déclamation : contribution personnelle indépendante de ma société mère.

3.Posté par Bogdan Agapè le 24/10/2009 16:01
Bonjour à tous

Le 21 octobre dernier j’étais de retour d’un voyage à Bucarest, en Roumanie, ou se tenait le Global Forum 2009 (http://www.globalforum.ro) à l’initiative de Items International et de la Fondation Sophia Antipolis, avec la participation de l’Union Européenne, sur le thème de l’industrie de l’information et de la communication.

J’étais très agréablement surpris de remarquer que les « choses » bougent vite aussi en dehors de nos frontières et que la business intelligence prend une place importante dans les SI des structures à tel point que je propose désormais de parler non plus de la « business intelligence » mais d’avantage d’un nouveau concept que j’appellerai « smart business ».

Cordialement,

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