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Fin de la consolidation : SAP rachète Outlooksoft


Rédigé par le 9 Mai 2007

En deux mois le marché du reporting financier et de la consolidation a basculé !
Après le rachat de Hyperion par Oracle début mars, celui de Cartesis par Business Objects il y a deux semaines, c’est au tour de SAP qui rachète aujourd’hui le seul éditeur international encore indépendant : Outlooksoft.



Henning Kagermann, CEO de SAP
Henning Kagermann, CEO de SAP
Initialement créé par d’anciens dirigeants de Hyperion, Outlooksoft avait bousculé le petit monde du décisionnel financier en proposant une véritable plate-forme globale de gestion de la performance. Très proche de Microsoft, Outlooksoft avait bénéficié de l’essor de ce dernier dans le décisionnel avec la sortie de SQL Server 2005, mais son avenir s’assombrissait avec la perspective du lancement des offres applicatives financières de Microsoft dans le reporting et l’élaboration budgétaire.

Il y a deux mois, Pierre Barreaud, qui dirige Outlooksoft en France semblait écarter l’hypothèse d’un rachat : « [je] reste optimiste et [je] considère que la concentration du marché ne touchera pas Outlooksoft. Nous avons un excellent produit et nous souhaitons poursuivre notre action s'appuyant sur notre plateforme unique et intégrée. Notre objectif est d'aller vers l'introduction en bourse », publiions-nous à l’époque.

Ce n’est manifestement pas la voix suivie par les dirigeants et actionnaires de l’entreprise qui ont préféré confier leur sort à l’éditeur allemand, numéro 1 mondial des progiciels de gestion.
Cette acquisition démontre l’intérêt de SAP pour le marché du décisionnel, très complémentaire de son cœur de métier dans l’ERP, sur lequel il n’a pas l’intention de permettre à ses concurrents de prendre l’initiative. Un intérêt démontré en début d'année par le rachat de Pilot Software
Le rachat de Hyperion par Oracle il y a deux mois a donné le signal. Le nombre important de clients communs entre Hyperion et SAP imposait à ce dernier de ne pas laisser impunément entrer le loup dans la bergerie, et de se battre à armes égales (ERP + décisionnel financier) avec Oracle. Plutôt qu’une introduction en bourse couteuse et risquée, les dirigeants de Outlooksoft ont choisi une transaction rapide, dont le montant n’a pas été dévoilé. Un rachat qui ne dépend que de l’accord des autorités de surveillance de la concurrence aux Etats-Unis, mais qui ne devrait pas soulever de difficultés importantes.
Avec ce rachat, le marché des progiciels indépendants de gestion de la performance financière de l’entreprise s’éteint.




Commentaires

1.Posté par Renaud FINAZ le 09/05/2007 19:23
En tant que premier partenaire européen d'Outlooksoft, Micropole-Univers, qui était présente à leur dernière conférence utilisateurs organisée fin Avril aux Etats-Unis, réagit à l'annonce faite ce 9 mai 2007 d'acquisition par SAP.

Pour Micropole Univers, ce rachat vient doter l'éditeur allemand d'une technologie et d'une approche du décisionnel très innovantes pour un prix qui reste très en deça des récentes acquisitions faites sur ce marché.

Deux raisons principales :
- OutlookSoft est un des seuls acteurs à offrir une plate-forme réellement intégrée qui repose sur un seul référentiel.
- Il se distingue également par sa "place de marché BPF" permettant de définir le ou les process clés financier ou au de là de la finance dans toute activité, en mettant à disposition de ses clients sous forme de services des "business process flows", sortes d'applicatifs packagées embarquant la gestion non seulement des données mais aussi des processus décisionnels. Ces BPF sont autant d'éléments exploitables pour bâtir des applications composites de gestion de la performance adaptée à chaque direction opérationnelle d'une entreprise.

Cette acquisition est donc riche de potentiel et apporte une réelle valeur ajoutée technologique au géant allemand des ERP en optimisant les investissements réalisés par les sociétés sur ceux-ci.

2.Posté par Mychelle Mollot, Cognos le 10/05/2007 10:10
Des années d’intégration et d’incertitude pour les clients
Depuis cinq ans, nous poursuivons le développement de nos produits, de nos technologies et conduisons des acquisitions que nous intégrons dans notre plate-forme de Performance Management; nous disposons désormais d’une solution complète, intégrée. A l’inverse, les clients de SAP et Outlooksoft devront patienter plusieurs années avant qu’Outlooksoft et sa technologie 100% Microsoft soit intégrée dans la technologie et les applications SAP.

Un chevauchement des technologies
Cognos dispose d’une solution unique de gestion de la performance. A l’inverse, SAP compte maintenant deux solutions qui se recouvrent totalement.

Aucune synergie entre les technologies
La solution de Cognos est compatible avec de multiples systèmes d’exploitation, bases de données, logiciels de middleware et applications. La solution de Performance Management de Cognos se connecte directement à SAP/R3 et SAP BW grâce à des connections certifiées. Alors que SAP va passer des années à intégrer cette nouvelle technologie dans toutes les couches de son offre, Cognos va continuer à innover et à mener le marché.

Peu de synergie sur le marché
Cognos dispose d’une solution unique de Performance Management qui s’adresse à tous types d’entreprises et à l’ensemble des départements. En fait, plus de deux tiers de nos clients détenteurs de solutions de Performance Management sont en dehors de la cible financière traditionnelle (planification des dépenses et des bénéfices). A l’inverse, la vision d’Outlooksoft dans le domaine du Performance Management ne concerne que le secteur financier et s’adresse aux petites et moyennes entreprises, alors que SAP cible les très grandes entreprises.

En résumé : L’annonce de ce rachat crée une opportunité supplémentaire dont Cognos va tirer rapidement profit.

Mychelle Mollot, VP of market strategy and strategic communications de Cognos

3.Posté par Philippe Nieuwbourg le 10/05/2007 15:42
On avance le chiffre de 500 millions de dollars payés par SAP pour cette acquisition. A comparer aux 3 milliards mis sur la table par Oracle pour le rachat de Hyperion.
A technologies comparables, la différence est essentiellement la base clients.