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Géointelligence : Qlik rachète Idevio


Rédigé par le 22 Janvier 2017

Quels impacts pour les éditeurs de logiciels de cartographie complémentaires des outils de BI ? Comment devraient-ils faire évoluer leur positionnement pour sortir de leur niche de logiciels accessoires ?



Géointelligence : Qlik rachète Idevio
On l’oublie souvent, mais Qlik n’est pas une société américaine. Comme beaucoup d’éditeurs de logiciels qui ont réussi au niveau mondial, Qlik est européen. La société est suédoise d’origine, et si son chiffre d’affaires a explosé à partir de son installation forte aux Etats-Unis, les racines de l’entreprise restent européennes.
C’est sans doute une des raisons qui ont fait choisir à Qlik de compléter son offre en matière de cartographie, en rachetant Idevio, une autre société suédoise.

Idevio fait partie des éditeurs de logiciels qui ont développé des solutions complémentaires à l’offre Qlik afin d’améliorer son offre native de cartographie, beaucoup trop pauvre par rapport aux usages en forte progression dans les entreprises. Qlik devait passer à la vitesse supérieure, et intégrer une offre plus complète. L’éditeur, s’il souhaitait racheter un autre éditeur, n’avait que l’embarras du choix. Plusieurs éditeurs de solutions complémentaires de cartographie étaient d’ailleurs présents lors de la conférence Qlik de 2016 : US Geomarket, Idevio, Analytics8, Articque, CartoDB, MapLarge, GeoQlik. Avec autant d’éditeurs de logiciels complémentaires, Qlik pouvait choisir. Et son choix s’est donc porté sur Idevio.
Les produits de Idevio ont été immédiatement renommés en Qlik GeoAnalytics, et une intégration plus étroite à Qlik Sense est annoncée pour le second semestre 2017. Le montant de cette acquisition n’a pas été dévoilé par Qlik.

Même s’ils se gardent bien de l’avouer, ce rachat fait évidemment l’effet d’une douche froide sur les autres éditeurs de logiciels complémentaires. Même s’ils continueront à mettre en avant leurs atouts propres, devenir concurrent de son éditeur partenaire est toujours une période difficile. Certains espéraient certainement aussi être l’heureux élu et être rachetés.
Seul Articque a réagi officiellement dans nos colonnes, en expliquant les atouts de sa solution. Articque comme les autres, va devoir profiter de cette période pour étendre ses connecteurs et son intégration à d’autres éditeurs de logiciels de Business Intelligence. Les autres sont silencieux pour le moment, mais ils doivent réviser leurs business plans pour 2017.

De manière générale, on constate que le domaine de la cartographie est un secteur qui peine à se rendre accessible par lui-même au plus grand nombre d’utilisateurs. Le marché est pourtant énorme, et un bon outil de géointelligence pourrait être la porte d’entrée quotidienne de tout analyste de données.
Il y a aujourd’hui plusieurs catégories d’éditeurs de logiciels :
Les outils pour cartographes, fiers de leur expertise académique, et qui vont jusqu’à mépriser un peu le petit peuple des analystes de données non cartographes.
Quelques outils plus accessibles, intégrés aux solutions de BI, mais qui en restent beaucoup trop dépendants. Ils ne parviennent pas à prendre les devants, et à devenir la solution maÎtre, dont dépendrait l’outil de BI.
Et finalement les outils de BI eux-mêmes, surtout ceux en libre-service, qui proposent des fonctions cartographiques de base, très simples, parfois trop simples, mais qui correspondent aux besoins de la majorité des analystes. Tout en étant leurs partenaires, ils rendent les outils spécialisés plus difficiles à vendre.

Tout comme Tableau, Qlik et Microsoft ont rendu la BI accessible à tous, sans programmation, de manière aussi intuitive qu’un outil bureautique, quel sera l’éditeur de solution cartographique qui acceptera de remplacer ses certitudes académiques par un véritable marketing orienté vers les usages ? C’est aux éditeurs de cartographie de faire le pas vers l’utilisateur, et non à ce dernier de devenir cartographe !




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