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L’avenir des entrepôts de données est dans le Real Time BI et l’Active Enterprise Intelligence


Rédigé par le 5 Décembre 2006



L’avenir des entrepôts de données est dans le Real Time BI et l’Active Enterprise Intelligence
L’accroissement de la réactivité, la réduction des cycles, ainsi que la maîtrise des coûts et leur ajustement à une charge fluctuante sont devenus des nécessités qui dépassent la simple recherche d’avantage compétitif. Elles deviennent des conditions indispensables à la survie et au développement des entreprises modernes. En parallèle de la montée en puissance de la variable « Compétences et capital immatériel », (au sens hommes / organisation / et knowledge management de la balanced scored card), la variable « temps / réactivité / souplesse » est aujourd’hui une exigence primordiale pour les entreprises.

L’enjeu n’est plus seulement celui de la transversalité, de l’orientation client, de l’agilité, de l’organisation apprenante, ni de l’intelligence collective pris séparément. L’enjeu est celui de l’Entreprise Intelligente, d’une entreprise dotée d’un cerveau qui comprend, analyse, planifie, et pilote, relayé par un système nerveux lui-même doté de ses propres réflexes. Un système d’Information Management basé sur un entrepôt de données actif et intelligent, constitue ce système nerveux périphérique, véhiculant informations sensitives et instructions, doté de réflexes et de moyens de réaction rapide. Il fournit une réponse adaptée aux défis de la compétence holistique et de l’ultra réactivité, en fournissant davantage d’intelligence business en « temps réel » aux acteurs opérationnels de l’entreprise, davantage d’intelligence au service d’actions quotidiennes en ligne avec la stratégie globale.

Chaque collaborateur porte à son échelle l’ensemble des valeurs et du business de l’entreprise, il est décisionnaire sur son domaine de compétences. Pour remplir sa mission, il a besoin d’outils adaptés au contexte de travail d’aujourd’hui. Le temps de réaction de l’acteur de terrain peut être réduit par la mise en œuvre d’alertes, d’analyses guidées ou de recommandations automatisées. La BI doit renforcer son rôle de support à l’opérationnel et se démocratiser pour une prise de décision par les bonnes personnes au bon niveau. Cette décentralisation et cette accélération de la prise de décision permettent une réactivité accrue et l’identification instantanée des risques et opportunités, grâce à la gestion des alertes afin de prendre les mesures adaptées au plus tôt. Le raccourcissement des cycles de décision et de réaction crée de la valeur pour l’entreprise constitue un enjeu de compétitivité. Plus la réaction est rapide, plus la valeur créée ou préservée est grande.

Pour faire la course en tête il convient de pouvoir être très actif, suivant les cas il faut être préactif, interactif ou proactif. Pour cela il ne s’agit plus seulement d’exploiter des données historiques, stockées dans un data warehouse, mais d’opérer un véritable couplage entre l’entrepôt de données et les systèmes opérationnels de façon à être en mesure de toujours fournir au moment voulu une analyse pour l’action, s’appuyant sur la confrontation de données immédiates et d’informations historiques : c’est le concept d’Active Enterprise Intelligence. La mise en œuvre de ce concept a pour effet concret de faire passer les moyens décisionnels de l’entreprise d’un rôle « passif » à un rôle « actif ». La bonne définition de l’Active Enterprise Intelligence est le « juste à temps », c'est-à-dire la bonne information au bon moment, au bon endroit et donc au bon acteur, qu’il s’agisse d’une personne ou d’un système.

La mise en œuvre d’un système d’Active Enterprise Intelligence doit s’effectuer dans le cadre d’un schéma directeur décisionnel, s’appuyant sur l’architecture décisionnelle existante, en rationalisant cette architecture et en apportant un degré de souplesse élevé aux système opérationnels, grâce à la mise en œuvre de services d’accès aux données. Il s’agit de prolonger l’architecture décisionnelle classique par des possibilités de Real Time BI. L'infrastructure décisionnelle doit garantir : une disponibilité élevée, un niveau de détail fin, une fraîcheur maximale des données clés pour l’activité, une profondeur d’historique importante, des capacités d’analyse à la fois rapides et approfondies, un accès simple et rapide aux données et indicateurs d’activité.

La mise en œuvre d’une interaction étroite entre le système Real Time BI et les systèmes opérationnels est un facteur clé de succès qui implique : cohérence des référentiels des systèmes opérationnels et BI, cohérence de la maille de données, intégration des interfaces utilisateurs. Concrètement, au niveau de l’infrastructure décisionnelle il convient en particulier de pouvoir être actif dans tous les domaines, en maîtrisant notamment : une alimentation active (temps quasi réel & batch) ; une gestion active des événements (analyse de l’activité opérationnelle, déclenchement automatisé d’actions et d’alertes, services applicatifs) ; une intégration active (interopérabilité avec le reste du système d’information) ; un accès actif (opérationnel), interactif (IHM), automatisé (via ESB) ; une gestion active de la charge (gestion dynamique des ressources, charges mixtes) ; une disponibilité active (continuité de service opérationnel, jusqu’au 7x24x365). Pour répondre à ces exigences, consistant à supporter l’activité décisionnelle classique tout en garantissant les performances des requêtes opérationnelles, les composants de l’architecture et notamment la base de données doivent disposer de possibilités techniques spécifiques.

Pour aller plus loin sur les sujets du Real Time BI & de l’Active Enterprise Intelligence, vous pouvez utilement consulter les liens ci-dessous pour prendre connaissance des solutions proposées par BearingPoint & Teradata :

http://bearingpoint.fr/content/solutions/237_794.htm

http://www.teradata.com/t/page/148798/

Christophe Henocq, Manager BearingPoint & Michel Bruley, Directeur Marketing Teradata




Commentaires

1.Posté par bilina falafala roseline le 05/03/2007 11:03
bonjour
je trouve cet article tres instructif surtout sur la transistion que nous nous appretons a vivre entre le décisionnel actuel et le REAL TIME BI. j'aurais tout de même souhaitée avoir plus d'informations sur ce qui va changer dans la structure de la chaine decisionnelle. est ce le système d'alimentation qui sera desormais un EAI?
merci

2.Posté par Stefan le 05/03/2007 12:53
Au fait , l'ETL ne deviendra pas un EAI ou inversement. Il y aura fusion des 2 + d'autres fonctionnalités pour toucher tout ce qui est BAM , BPM , etc. On parle d'outil d'integration et fédération de l'information de façon globale depuis un moment , avec une poussée depuis 2004 ( voir les articles sur EIM ). Mais seulement l'arrivée de la SOA avec ses succès dans les entreprises ont conduit certains éditeurs à avoir ce genre de réflexion. On constate donc un retour vers l'approche fonctionnelle/métier , et vers le rapprochement informatique / business , exit les démarches trop techniques , bienvenu les approches simples & intuitives.

C'est l'avenir de la Business Intelligence à mon avis , donc affaire à suivre :-)

3.Posté par Patrick De Freine le 09/03/2007 11:54
Les acronymes (ETL, EAI, EII...) sont toujours délicats car ils bénéficient rarement (jamais ?) d'une définition unanimement reconnue. Sans doute à cause de leurs principaux sponsors éditeurs. Quoi qu'il en soit, l'entrepôt supportant une architecture Real-Time BI est alimenté en batch et en temps réel (pour une partir ciblée de données). Certains entrepôts de données sont ainsi alimentés en temps réel par des solutions de type TIBCO, pour illustrer concrètement le sujet. En attendant de pouvoir intégrer les architectures SOA (dont ESB) dont les principaux défis dans ce cadre restent aujourd'hui la gestion des volumétries "importantes" et les approches SQL ensemblistes (versus ligne à ligne).