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Open Data en France : un marché en attente des données de « seconde génération » pour véritablement décoller


Rédigé par Communiqué de SerdaLAB le 30 Janvier 2013

Différentes études économiques prévoient une « mine d’or » issue de l’Open Data, notamment de l’ouverture des données publiques. Pourtant cette explosion de valeur se fait attendre en France. Les collectivités territoriales ayant ouvert leurs données sont, en majorité, satisfaites (61% de taux de satisfaction, selon l’enquête serdaLAB), mais elles sont déçues par le nombre de réutilisations dans des applications locales.



Dans sa nouvelle étude intitulée « Open Data en France : acteurs, projets et tendances », serdaLAB a
estimé le marché de l’ouverture et de la réutilisation des données publiques à 827 millions
d’euros en 2011. 87% de ce marché est constitué par le marché « traditionnel » de la réutilisation des
données publiques (juridiques, économiques…) dans les sites d’édition de contenus professionnels
(Lexis Nexis, Wolters Kluwer, Lexbase, Bilans services….). serdaLAB a également quantifié la valeur
de la vente de licences par les organismes publics, la valeur du marché de la création des portails
Open data (Conseil, développement, data visualisation), et le marché plus récent de la réutilisation
dans des applications « grand public ».
Selon serdaLAB, les freins au décollage du marché de l’Open Data sont les suivants :
 « Si la réutilisation des données publiques est un droit inscrit dans la loi, dans les faits, les
sociétés réutilisatrices rencontrent de nombreuses difficultés pour faire exercer ce droit. »,
souligne Virginie Boillet, analyste à serdaLAB. « Ainsi, on peut citer les exemples de
Notrefamille.com et de Fourmi santé ».
 Il existe un décalage entre l’offre de données et la demande. Les données reconnues comme
ayant le plus de potentiel en termes de création de valeur ne sont pas encore libérées.
Beaucoup de données, notamment détenues par les Epic, entreprises ou associations d’utilité
publique…, sont encore « verrouillées » ou mises à disposition dans des formats non
exploitables. Ainsi les données de transport en temps réel font partie des données les plus
attendues, mais pas encore ouvertes.
 Trop peu d’APIs ont été créés, afin de permettre des mises à jour automatiques des données.
Selon l’enquête serdaLAB, près d’un tiers des réutilisateurs sont mécontents de la mise à jour
non régulière des données.
 Les données locales publiées par la vingtaine de collectivités pionnières ne permettent pas
aux développeurs de créer des applications d’envergure nationale, ce qui leur permettrait de
générer un ROI.
« Nous étions jusqu’ici dans une logique d’ouverture rapide des données les plus faciles et simples à
ouvrir. C’est l’Open Data de première génération. Après les annonces du gouvernement et l’arrivée
d’infomédiaires (sociétés de Data Management) qui savent traiter et croiser, à la demande, des
données plus complexes et issues de différentes sources, l’Open Data de seconde génération devrait
émerger », explique Virginie Boillet. Un autre enjeu se profile : celui de la gratuité ou non des
données. Si plusieurs études européennes montrent que la gratuité favorise les réutilisations par les
petites entreprises, notre enquête démontre que 57% des réutilisateurs interrogés ont recours à des
données payantes, ce qui illustre que les données à plus forte valeur ajoutée sont celles qui sont
payantes.
Avec l’ouverture progressive des données d’entreprises, l’appropriation prochaine par les personnes
de leurs données à caractère personnel, un marché de la donnée émerge grâce aux nouvelles
technologies du Big data et du Linked Data. Les sociétés de Data Management, ces intermédiaires
entre producteurs de données (publiques, privées, personnelles) et développeurs d’application, ont un
bel avenir devant elles.

L’étude serdaLAB est composée de 5 parties :
- La première partie traite des enjeux politiques, juridiques, technologiques de l’ouverture des
données publiques,
- Le deuxième chapitre porte sur l’ensemble des acteurs intervenant sur ce marché et la
quantification du marché de l’Open Data,
- Dans la troisième partie, les résultats des deux enquêtes serdaLAB, celle auprès des acteurs
publics et celle auprès des réutilisateurs privés, sont analysés.
- La quatrième partie expose 9 retours d’expérience de ministères ou collectivités ayant
construit leur propre portail,
- La cinquième partie analyse les tendances liées à l’Open Data (Linked Data, Big data…)




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