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Livraison logiciels: simplifier les mesures et reporting grâce aux insights fournis par l’approche Software Delivery Management


Rédigé par Michael Baldani, CloudBees le 21 Septembre 2020

Votre processus de livraison de logiciels est-il efficace ? La réponse peut sembler évidente pour de nombreuses entreprises. En effet, en appliquant les indicateurs de mesure classiques en matière d'efficacité, vous obtiendrez probablement de bons résultats.



Mais, en regardant de plus près, atteignez-vous votre objectif ultime, à savoir faire des logiciels un véritable facteur de différenciation pour votre entreprise ? Proposez-vous des applications de haute qualité, au moment où les utilisateurs les souhaitent et dans leurs formats favoris ? Assurez-vous la réussite et la collaboration de vos équipes vers un objectif commun : fournir les logiciels les plus performants possibles ? Et finalement, le logiciel que vous développez génère-t-il une réelle valeur ajoutée pour l'entreprise ?
Les réponses à cette série de questions sont bien plus nuancées. Bien que les métriques traditionnelles soient essentielles pour déterminer l'efficacité avec laquelle l'entreprise fait évoluer ses logiciels du début à la fin du processus, elles ne permettent pas de tout comprendre. Pour mesurer l'efficacité, il faut plutôt savoir si l'entreprise fait le lien entre ces indicateurs traditionnels et une vision globale plus axée sur la qualité, laquelle est définie par un nouveau concept émergent appelé Software Delivery Management (SDM).
En résumé, le SDM est une stratégie qui replace la livraison de logiciels au centre des priorités - non pas comme un centre de coûts à gérer, mais comme une véritable fonction essentielle de l'entreprise. Tout ce qui se rapporte à la livraison de logiciels est alors interconnecté, générant des ressources engagées et un ensemble de processus alignés qui apportent de la valeur à la fois aux clients et à l'entreprise.

Se baser sur les bons indicateurs de mesure
Les mesures les plus courantes que les entreprises utilisent en livraison de logiciels et citées ci-dessous proviennent de six années d'enquêtes menées par l'équipe DevOps Research and Assessments (DORA). Les données de DORA mesurent le degré de réussite d'une entreprise dans l'exécution des fonctions clés faisant partie intégrante du processus DevOps, notamment la rapidité et la qualité.
La fréquence de déploiement (DF) mesure la rapidité d’exécution : les entreprises qui développent plus rapidement peuvent fournir davantage de fonctionnalités et plus souvent. Une autre mesure liée à la vitesse est le lead time (MLT) qui détermine le temps nécessaire à l'intégration d'un changement et la reprise du système. Le taux d'échec des changements (CFR) et le délai moyen de récupération (MTTR) mesurent, quant à eux, la qualité et la stabilité du processus. Un CFR faible indique que l'entreprise fait un bon travail en limitant le pourcentage d'erreurs de code qui doivent être retravaillées. Un MTTR faible signifie que l'équipe peut remettre un environnement en état rapidement après un changement, en quelques secondes ou minutes.
Pour atteindre l'objectif final du SDM - la création d'une valeur globale - les entreprises doivent d'abord trouver un équilibre entre la rapidité et la qualité. Si on déploie plusieurs fonctionnalités par jour et que celles-ci sont pleines de bugs, cela pose un problème. De même, si les fonctionnalités sont publiées une fois par mois et qu'elles sont de très haute qualité, ce sera très bien, mais l'entreprise perdra des utilisateurs parce qu'elle ne les intégrera pas assez rapidement.
Les enquêtes menées par DORA évaluent également les compétences en matière de développement, en répartissant les entreprises en plusieurs catégories : élite, haute, moyenne et basse performance. Certaines peuvent se contenter d'être moyennement performantes, selon les ressources dont elles disposent, ce qu'elles développent, les besoins de leurs clients et leurs objectifs en matière d'engagement des utilisateurs. Mais, si une grande entreprise internationale ne commercialise pas rapidement des logiciels de haute qualité, ses clients le remarqueront et ses concurrents en profiteront.
Une fois que les métriques de base de DORA auront été établies, il faudra déterminer l'impact de l'effort de développement sur l'entreprise au niveau des KPI (Key Performance Indicators), des buts et objectifs mais aussi des revenus. Si, par exemple, une entreprise a trois équipes chargées de développer des fonctionnalités pour un produit, combien chaque équipe dépense-t-elle pour chaque partie du processus ? Une fois les fonctionnalités déployées, comment interagissent-elles avec les clients ? Quel est le retour sur ces fonctionnalités ? Et, en fin de compte, comment cet effort de développement génère-t-il un retour sur investissement pour l'entreprise ?
Il ne s'agit pas seulement de la valeur et de l'efficacité de l'équipe produit, mais aussi de ce qu'elle rapporte à l'entreprise en termes de revenus. Le logiciel n'est donc plus considéré comme une fonction isolée, mais comme un processus métier essentiel qui influe sur la façon dont l'entreprise fonctionne et progresse.
Les données de DORA peuvent servir de passerelle entre les résultats techniques et tactiques du développement de logiciels et les résultats qui font avancer l'entreprise. Il faut établir la chaîne logique des mesures depuis le rejet de fichiers, la fréquence des commandes de code et la date de la demande de mise en commun jusqu'aux mesures telles que le temps moyen de récupération, puis être capable d'établir une hiérarchie pour quantifier les mesures de l'entreprise. Au fil du temps, l'utilisateur apprend à saisir ce qu'il peut et à déterminer ce qui apporte une valeur ajoutée et ce qui détermine sa capacité à atteindre ces objectifs chiffrés.

L’adoption du modèle SDM
L'approche SDM peut simplifier le processus de mesure. Voici quelques exemples de son fonctionnement.
En intégrant des données provenant de différents outils et en générant des indicateurs, l'entreprise est en mesure de comprendre réellement l'évolution d'une fonctionnalité ou d'un produit. En décomposant les projets par équipes ou, mieux encore, en passant d'un projet à un produit avec des équipes dédiées, vous pouvez mesurer l'efficacité de chacune d'entre elles. Si l'équipe A livre plus rapidement mais avec une qualité moindre, et l'équipe B un peu plus lentement mais avec une qualité beaucoup plus élevée, vous pourrez obtenir des insights détaillés qui profiteront à l'ensemble du processus. Ainsi, vous pourrez profiter de ce que l'équipe B fait du point de vue de la qualité et freiner l'équipe A pour qu'elle atteigne le même niveau de qualité.
Du point de vue de l'efficacité, le fait de disposer de données sur les pull-requests bloquées et le nombre de demandes permet encore d'améliorer la situation. Si une pull-request doit être examinée dans les 24 heures et que vous disposez d'une politique pour déclencher un avertissement indiquant qu'elle doit être examinée avant la fin du délai, alors vous saurez où consacrer votre temps pour éliminer ce goulot d'étranglement. Cela permet de définir des directives pour s'assurer que les vérifications soient effectuées en temps voulu, afin d'accroître l'efficacité du processus de livraison de logiciels.
Faire coïncider les mesures de l'engagement des utilisateurs pour une fonctionnalité particulière avec ses coûts de développement permet d'obtenir un meilleur aperçu du retour sur investissement pour un produit donné. L'objectif ne se limite pas à la rapidité et à la qualité : Il s'agit de mesurer l'impact du développement de logiciels sur l'entreprise.

Le SDM vise à éliminer les silos pour se concentrer sur la livraison des meilleurs logiciels, les plus efficaces possibles et les plus rentables. Mais il ne suffit pas de livrer rapidement et sans défaut. Les objectifs de base que vous essayez d'atteindre doivent être alignés et axés sur la qualité des logiciels que les clients désirent et pour lesquels ils sont prêts à payer. La création d'un système synchronisé basé sur des données communes, des outils intégrés, une visibilité universelle et des processus rationalisés aidera les entreprises à mesurer l'effort de développement par rapport à la valeur commerciale, transformant ainsi la livraison de logiciels en un processus métier de base.




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