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Cognos racheté par IBM pour 5 milliards de dollars


Rédigé par le 12 Novembre 2007

Secret de polichinelle pour certains analystes, le rachat de Cognos par un des principaux éditeurs de « plate-forme » ne pouvait que suivre de quelques semaines ou mois celui de Business Objects par SAP. Nous l’avions écrit ici même ; cette première opération est le signal d’une nouvelle phase importante de concentration.



Cognos racheté par IBM pour 5 milliards de dollars
IBM vient donc d'annoncer avoir lancé une offre de rachat sur Cognos pour un montant global d'environ 5 milliards de dollars, à 58 dollars par action. Inutile de disserter longuement sur cette acquisition qui semble d'une part logique, d'autre part onéreuse mais en ligne avec la valorisation de Business Objects. Une acquisition dont tout le monde reconnaissait qu'elle était indispensable pour IBM qui semblait bien absent de ce marché du décisionnel.
C'est d'ailleurs le seul point sur lequel il sera intéressant de se pencher : IBM criait haut et fort il y a quelques semaines, même après l'annonce du rachat de Business Objects, encore souhaiter rester un simple éditeur de plate-forme et ne pas franchir le Rubicon du décisionnel et de l'applicatif. Une promesse malmenée par l'acquisition de Cognos dont l'évolution vers le Business Performance Management n'a pas du échapper à son acquéreur. D'ailleurs, si IBM n'hésite plus à renier son intérêt pour les solutions applicatives, cela pourrait être interprété comme un intérêt potentiel pour le marché de l'ERP. Après, il faudra quand même que IBM explique à ses « partenaires » devenus concurrents pourquoi leurs investissements récents sont à passer en pertes et profits et comment IBM a pu faire ainsi volte-face en quelques semaines.
Concernant le décisionnel, la question est bien entendu « who's next ? »... les paris sont ouverts... Avançons un « Microstrategy - Oracle » et un « Information Builders - Infor » Qu'en pensez-vous ?




Commentaires
Du plus récent au plus ancien | Du plus ancien au plus récent

18.Posté par Fabien le 05/12/2007 18:06
ERP= Oracle (siebel, ppsoft) ou SAP
BI= IBM ou SAP (Teradata outsider ou juste le spécialiste du datamining?)

Par contre, dans l'esprit des DSI, HP = infrastruture (CA, BMC, etc)

reste Microsoft..

17.Posté par Herve Kauffmann le 17/11/2007 20:19
Je suis étonné que personne ne s'interesse à la position de Teradata, qui se limite aujourd'hui à fournir des bases de données relationnelles, et ne possède aucune offre BI frontale. Ils sont désormais maitres de leur destin et vont devoir etoffer leur offre pour survivre. Pourquoi pas avec Microstrategy qu'ils connaissent de longue date

16.Posté par A.Schneider le 17/11/2007 10:30
Je rejoins l'avis de Stefan : dans de nombreux marchés les "leaders" n'ont pas de strategie d'innovation et c'est normal, innover c'est prendre des risques et le risque est difficilement justifiable aux niveau des actionnaires pour gagner quelques part de marché alors que la croissance externe est une solution bien plus simple.

Quant aux clients, ils sont les spectateurs de ce ballet de rachats et espère que leurs fournisseurs les accompagneront dans l'evolution de leur besoin.

Ne soyons pas naifs ! Si les entreprises veulent pouvoir agir et avoir un poids dans une négociation avec des fournisseurs, il faut en avoir plusieurs ! Pour en avoir plusieurs il est impératifs de gérer son SI comme une composition de briques interchangeables et interopérables. La technologie le permet aujourd'hui, reste à appliquer ces principes. Sans cela, le véritable DSI va être le commercial d'un de ces 5 grands groupes ;-).

Enfin, il s'avère que le terme mousquetaires de la BI convient assez bien aux acteurs indépendants et innovants qui restent ! En raison de leur nombre (!) et de leurs coups d'eclats au sein de grands comptes qui semblaient en première approche mono technologique !


15.Posté par Stefan le 16/11/2007 01:05
Justement M. Gabriel... c'est pas une démocratisation. C'est du cloisonemment à valeur ajoutée.

Mettez vous à la place du décideur dans une entreprise. Il devra faire des choix plus radicaux et implémenter de l' "intégré" très moyen sur certaines fonctionnalités , mieux sur d'autres, peut être catastrophe sur certains points. Mais il aura moins le choix de composer son SI des briques best-of-breed afin de garantir une satisfaction optimale de ses users et une adéquation avec ses besoins.

Vous allez me dire que ces briques avaient besoin de pas mal d'intégration. Soit , mai avec l'arrivée de l'SOA et en prenant en compte le fort besoin de customisation des futures briques "intégrées" , ces couts sont quasi idéntiques pour une satisfaction de l'user plus petite. Et vous avez un problème encore plus méchant , qui dit forte customisation dit également migration couteuse , généralisation misérable et scalabilité douteuse.

Coté achats , après la frénésie de départ d'avoir 3 fournisseurs à la place de 10 , ils vont vite comprendre qu'avoir moins de choix , ça donne également moins de levier pour faire pression sur les éditeurs...

Ces rachats sont également très pénalisants pour l'innovation, M. Philogene , à part faire des offres verticales à forte valeur ajoutée, IBM et Oracle innovent-ils? J'ai pas vraiment cette impression. regardons le temps mis en oeuvre pour intégrer Ascential ou Siebel. Résultat? : 0 innovation sur ces produits pedant des années. Ils ont du OEMiser des briques externes pour fournir qqch de mieux. Par exemple , le reporting de Siebel est Actuate.

Esperons que les quelques mousquetaires restants tiendront bon face à l'agressivité des gros colosses et montreront la voie de l'innovation dans ce domaine très intéressant.


14.Posté par Gabriel MOUALLEM le 15/11/2007 21:30
Le décisionnel se démocratise…

Il n'est plus une spécialité mais une fonctionnalité…

Dans un système d'information de plus en plus intégré et global…

Les grands éditeurs l'ont bien compris….

SAS, Microsoft, Oracle, SAP et maintenant IBM…

13.Posté par Bernard Tolio le 15/11/2007 10:39
Quand je repensais aux pub que je recevais de Cognos - aux moments des acquisitions de Hyperion par Oracle et BO par SAP - pubs qui vantaient "l'indépendance" de Cognos, j'en rigole doucement...

12.Posté par fabien le 15/11/2007 09:51
Avez vous entendu parler d'une société qui s'appelle "Visual Science"?
Il semble que cette société issue du monde du "WebAnalytics" (anciennement Websidestrory) propose une nouvelle pateforme de BI (ETL/reporting) très innovante?
un nouveau player dans la BI?
Sinon, je reviens sur HP qui vient également d'acheter une SSII anglaise spécialisé dans la BI sur le marché UK..

11.Posté par Rocco Carducci le 14/11/2007 16:47
Pourquoi Qlicktech Qlickview par Google, parce que c'est une plateforme qui permettrait à Google d'offrir la BI sous forme de SaaS.
A propos de Cognos et des performances pitoyables, c'est vrai mais moins que BO, et l'acquisition de TM1 va changer la donne. TM1 est à mon sens le meilleur moteur OLAP sur le marché (volumétrie, performance et writeback) et la nouvelle roadmap publiée par Cognos ne laisse aucun doute sur la place centrale que va prendre TM1 dans la gamme cognos. Avec IBM on va avoir un TM1 pour AS400.

10.Posté par Fernando Tenorio le 14/11/2007 10:57
Je pense que ce sujet est loin de finir : il n’y a pas seul Microstrategy et Teradata, il y a encore SAS qui joue un important rôle dans Business Intelligence marche, qu’est très profitable.

9.Posté par Philogene le 14/11/2007 09:19
Etrange cette remarque sur les benchmarks performance de Cognos...

Dans les grands groupes, je doute que les éditeurs indépendants parviennent à établir leur solution face à Oracle, SAP et IBM.

Je ne vois pas pourquoi IBM freinerait l'innovation dans les produits Cognos. Je ne vois pas non plus pourquoi les employés de Cognos feraient plus mal leur travail maintenant qu'ils ont intégré IBM.

On peut fabuler longtemps, mais pour l'instant, le résultat de ces récentes acquisitions n'a pas encore boulversé grand chose au niveau des produits. Au niveau marketing en revanche...


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