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SAP rachète Business Objects : une étape majeure dans l’histoire des solutions décisionnelles


Rédigé par le 7 Octobre 2007

Pour 4,8 milliards d’euros, SAP propose aux actionnaires de Business Objects de participer à la plus importante des opérations de croissance externe jamais réalisée dans le décisionnel.



SAP rachète Business Objects : une étape majeure dans l’histoire des solutions décisionnelles
SAP n’a pas toujours été favori dans cette course aux rumeurs. Il est vrai que l’éditeur allemand, contrairement à son concurrent Oracle, a rarement procédé à des opérations majeures de croissance externe. Seule incursion dans le décisionnel, le rachat de Outlooksoft, dont d’ailleurs certains pensaient que la concurrence avec Cartesis faisait s’éloigner les possibilités de rapprochement entre SAP et Business Objects.
Business Objects avait toujours rejeté ces rumeurs, même lors de la parution il y a quelques semaines d’un article bien informé dans la presse française. L’éditeur avait d’ailleurs semé le doute sur sa stratégie éventuelle de recherche d’un acquéreur, poursuivant lui-même une stratégie de croissance externe jusqu’à ces dernières semaines et l’acquisition de Fuzzy Informatik.

Mais c’est finalement SAP qui a décidé de mettre la main au portefeuille et de se porter acquéreur de Business Objects pour 4,8 milliards d’euros (soit environ 6,8 milliards de dollars) !
Et le numéro un mondial des logiciels d’entreprise propose pour cela aux actionnaires de Business Objects une opération en cash qui se traduit par le rachat au prix de 42 euros par action. Une proposition qui aurait été approuvée par le conseil d’administration de Business Objects qui recommanderait à ses actionnaires d’y souscrire.

Pour SAP il s’agit d’un changement majeur de stratégie. C’est la plus grosse acquisition jamais réalisée par SAP qui face à la boulimie de Oracle (20 milliards de dollars dépensés en quelques années) avait choisi une croissance externe de niches. Avec cette acquisition majeure SAP indique clairement avoir fait évoluer sa position.

C’est bien entendu également un signal majeur pour le marché de la « business intelligence ». L’acquisition de Business Objects va certainement donner le top d’une nouvelle phase d’acquisitions importantes. Des éditeurs importants comme Cognos, Microstrategy, Teradata (qui vient de se séparer de NCR) ou Information Builders, mais également des solutions plus modestes comme QlikTech, vont certainement se retrouver sur les rangs des candidats au rachat. Parmi les acquéreurs, les noms de IBM (apparemment toujours très intéressés par Cognos), Oracle (encore et toujours à la recherche de la croissance), Microsoft (même si une acquisition importante traduirait comme pour SAP une évolution majeure de sa stratégie), et quelques autres éditeurs de plateformes.

En pièce jointe à télécharger ci-dessous, le communiqué officiel de cette annonce

bobJSAP_FINAL_FR.pdf bobJSAP_FINAL_FR.pdf  (43 Ko)





Commentaires
Du plus récent au plus ancien | Du plus ancien au plus récent

14.Posté par Alain Bloc'h le 17/10/2007 19:52
Je rejoins l'avis de Gabriel Mouallem

connaissant BO depuis 10 ans et BW depuis 3, il est clair que les outils de restitution sous BW sont bien pauvres par rapport à la puissance et la souplesse de l'offre BO

le seul petit hic est la connexion entre BO et BW qui pose quelques soucis

avec ce rachat, on peut attendre une vraie collaboration entre les équipes SAP et BO
et peut-être une répartition des rôles :
BW pour l'ETL robuste pour l'extraction de données SAP
BO pour la restitution

soyons rêveurs !


13.Posté par Regis le 09/10/2007 13:47
Pour KAKA :
Il faut arrêter de caricaturer les soi-disant "franchouillards"...
La vérité, c'est que d'année en année, les investisseurs étrangers prennent une part toujours plus grande du capital de nos entreprises hi-tech, et c'est tout à fait regrettable pour de nombreuses raisons, tant sur le plan de la richesse nationale que de l'emploi (à moyen terme...).
Vive le patriotisme économique !!!





12.Posté par Michael ALBO le 09/10/2007 10:39
Cette acquisition pose une autre question : que va devenir la plateforme OutlookSoft CPM rachetée il y a quelques mois par SAP ? A force de rachats, l'offre de SAP sur le décisionnel financier devient illisible et un grand ménage marketing et technologique va être nécessaire pour clarifier les choses.
La digestion risque d'être difficile pour l'éditeur et ses équipes.
L'avis des anciens d'OutlookSoft serait intéressant dans ce débat.

11.Posté par Philippe Nieuwbourg le 08/10/2007 23:40
Précision importante :
Bernard LIAUTAUD, fondateur de Business Objects devrait rejoindre le conseil de surveillance de SAP
John SCHWARZ, actuel CEO de Business Objects devrait rejoindre le conseil d'administration de SAP

10.Posté par Gabriel Mouallem le 08/10/2007 17:25
Le moteur MOLAP d'Applix aurait bien intéressé aussi SAP qui veut positionner sur le "Décionnel Temps Réel"...

Mais pour Applix, Cognos a été plus rapide... à moins que ce dernier...

La saga n'est peut-être pas finie...



9.Posté par Thierry DUPIOT le 08/10/2007 17:20
L'autre aspect des choses de telles opérations financières c'est qu'elles donnent un ballon d'oxygène aux acteurs un peu plus petit....En effet, pour un client, maintenant choisir BO c'est acheter quelque chose chez SAP ce qui n'est pas toujours bien vécu. Et si l'on est déjà client SAP, choisir BO c'est renforcer sa dépendance vis à vis de SAP.

De telles annonces, permettent à des acteurs plus modestes mais non dépourvus d'attrait de gagner un peu de parts de marchés et de visibilité.

8.Posté par Gabriel Mouallem le 08/10/2007 17:18
SAP est connu pour sa robustesse mais pêchait un peu par son manque de convivialité…

Business Objects est connu pour sa convivialité, un jeu d'enfant pour l'utilisateur final qui construit et bâtit ses requêtes tout en s'amusant.

En alliant la robustesse à la convivialité, SAP joue là un vrai coup de maître !

7.Posté par kaka le 08/10/2007 12:03
Pour REGIS :

C'est quoi un editeur francais, ces francais Chillent toujours. BO ne searit jamais BO s'il etait reste avec ces fromages. Heureusement il y avait la silicon Valley et des clienst a l'internation.

6.Posté par David C le 08/10/2007 11:49
Une belle opération qui permet de renforcer un géant européen. Par ailleurs, les évolutions des offres sont à surveiller, d'autant plus que le communiqué parle de fonctionnement autonome pour BO. En tout état de cause, on peut penser que les clients SAP qui ont choisit pour BO pour completer leurs offres ont fait un bon choix.

5.Posté par Bernard DUBS, Fondateur-Président du BIT Group le 08/10/2007 11:36
L'acquisition de BO par SAP s'inscrit dans la logique de l'axiome des marchés capitalistqiues dont le BIT Group propose une représentation graphique avec les Triangles d'OR.
Toute constructeur ou éditeur qui dépasse 5% de parts de marché sans passer nettement la barre des 20% pour devenir un leader ou un challenger stable est une proie pour les grands consolidateurs que sont les HP,IBM, MS, Cisco, Oracle ou SAP.
Les vendeurs sont fiers d'atteindre la barre symbolique du milliard de dollars de chiffre d'affaires; c'est pourtant une victoire à la Pyrrus parce qu'à ce niveau là on est déjà trop gros pour défendre son indépendance sur un marché de niche mais sans les moyens financiers qui permettent d'être un leader/challenger stable.
La question n'est donc pas "s'il va être racheté" mais quand.

Le BIT GRoup prédit qu'à l'horizon 2020, il n'y aura plus que 2 groupes / consortia avec une offre généraliste - les barrières artificielles type infrastructure / applicatifs mises dans les années 1990 auront sauté depuis longtemps -, tous les autres acteurs devant se contenter d'un portefeuille leur laissant moins de 5 % de parts de marché.
En ce sens, le BIT Group adoube la stratégie d'un Apple qui reste dans cette zone, et ne partage pas l'avis du Gartner qui voudrait lui voir faire des acquisitions ou développer son business pour atteindre un hypothétique 20% de parts de marché.
La traversée 5% - 20% (triangle rouge no man's land du BIT Group) est longue et très incertaine. A titre d'illustration, côté Business, regardez le sort des Air Libs & al, par exemple.

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