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Sicap intègre Jaspersoft dans ses solutions logicielles pour opérateurs téléphoniques


Rédigé par le 14 Mai 2012

Sicap a fait le choix de Jaspersoft il y a plusieurs années pour construire le reporting de ses propres clients. Un choix confirmé par le passage à la dernière version de Jaspersoft. Et c'est le choix de la version commerciale qui s'impose à Sicap afin de garantir ensuite à ses propres clients le bon niveau de services.



Olivier KORACH, directeur du développement chez Sicap
Olivier KORACH, directeur du développement chez Sicap
Filiale de l’opérateur suisse Swisscom créée en 1994, Sicap est un des pionniers de la technologie du prépaiement en téléphonie mobile. Elle emploie environ 200 personnes, en France et en Suisse. Elle fournit à ses clients opérateurs du monde entier – sauf des Etats-Unis – des solutions logicielles couvrant la prestation de services de téléphonie mobile (MMS, applications, sonneries, etc.) et leur facturation. Au total, plus de 90 opérateurs bénéficient des technologies de Sicap. Sicap a fait le choix de la solution Jaspersoft pour fournir à ses clients des outils de reporting intégrés à sa propre solution logicielle. Jaspersoft est donc intégré, en "OEM", à l'intérieur des solutions Sicap, et les opérateurs clients de Sicap utilisent les rapports conçus par les équipes de Olivier Korach, directeur du développement. Nous avons demandé à Olivier Korach pourquoi avoir choisi une solution open source, et ce que cela apporte à leurs propres clients.

Decideo : Comment est utilisé Jaspersoft dans les logiciels que vous vendez à vos clients ?

Olivier Korach : Dans toutes nos plate-formes, nous avons besoin de fournir à nos clients du reporting, des statistiques. Sur les services les plus utilisés, des analyses spécifiques à chaque besoin. A l'origine ces fonctions étaient développées par nos équipes en spécifique. Cela devenait de moins en moins maintenable et pas très flexible. Nous avons alors décidé de faire le tour du marché pour voir quels outils de reporting professionnel existaient. Nous avions déjà un penchant pour l'open source; essentiellement pour une raison de coût, car les opérateurs mobiles ont encore du mal à valoriser les grandes plate-formes de BI et nous aurions eu du mal si nous les avions approchés avec des produits propriétaires traditionnels. Nous avons retenu Jaspersoft sur la majeure partie de notre portefeuille de produits, à partir de 2008. Nous ne l'utilisons donc pas pour nos propres besoins, mais nous l'intégrons dans les solutions que l'on déploie chez les opérateurs.
Nous avons commencé par quelques développements assez simples, puis au fur et à mesure de notre appropriation du produit, nous nous sommes attaqués à des défis un peu plus grands. Aujourd'hui nous avons six produits majeurs sur lesquels Jaspersoft est notre solution de reporting, dont la moitié où nous l'utilisons de manière active.
Nous avons par exemple un produit qui s'appelle DMC. Il permet aux opérateurs de gérer leur parc de téléphones mobiles, de les configurer à distance. Il est présent chez 50 de nos clients dans le monde. Les rapports produits avec Jaspersoft sont utilisés par deux grandes catégories d'utilisateurs. Les opérationnels qui sont surtout intéressés par la mesure du trafic qui passe par la plate-forme, sa ventilation sur certains critères. La seconde catégorie est celle des départements marketing des opérateurs, pour analyser qui utilise ces services à valeur ajoutée, les cibler lors d'opérations. "Quelle est la proportion d'abonnés qui ont des téléphones intelligents ?", "Quelle est la proportion d'abonnés qui ont des Nokia N95 ?", "Quelle est la proportion des clients qui ont un téléphone avec caméra ?", voici quelques exemples de questions auxquels les rapports que nous produisons peuvent répondre. Ils peuvent ainsi préparer le lancement de nouveaux services et ils n'ont bien souvent pas accès ailleurs à ces informations.

Decideo : Et comment procèdent les clients ? Développent-ils eux-mêmes leurs rapports Jaspersoft ou est-ce vos équipes qui s'en chargent ?

Olivier Korach : Si je reprends l'exemple de notre produit DMC, nous avons installé la dernière version de Jaspersoft qui nous a permis de faire de nouvelles choses : notre offre est généralement composée de rapports standards qui ont été développés par notre équipe marketing, à partir des besoins les plus récurrents de nos clients. Et nous avons aussi une offre permettant de développer des tableaux à façon à partir du module de requêtes ad-hoc de Jaspersoft. Mais nous limitons quand même la possibilité pour nos clients de requêter notre système. Nous ne voudrions pas que des requêtes mal conçues impactent le bon fonctionnement de notre plate-forme. Mais vous savez, nous avons déjà franchi une telle marche fonctionnelle par rapport aux développements spécifiques que nous avions avant, que nos clients n'en sont pas encore à utiliser notre outil comme un système de BI complet. Ils sont déjà comblés par ce que nous leur avons proposé récemment !

Decideo : Vous avez mentionné la dernière version de Jaspersoft. Comment avez-vous perçu ses évolutions ?

Olivier Korach : Nous ne suivons pas forcément toutes les versions, mais nous avons noté de vrais progrès. Nous avons particulièrement apprécié le nouveau moteur Fusion Charts qui permet de faire des graphiques beaucoup plus "sexy". C'est important pour nos utilisateurs marketing. L'interface graphique a également bien évolué et elle est beaucoup plus agréable à utiliser. Un point qui nous posait problème était l'absence de visibilité entre le développement de l'outil de requêtes ad-hoc et Jasper Analysis. Il n'y avait plus beaucoup de progrès sur Jasper Analysis et on se demandait s'il allait être remplacé. Nous avons constaté avec la dernière version que les fonctions d'analyse disponibles dans le moteur de requêtes ad-hoc sont beaucoup plus faciles à utiliser. Ca ne couvre pas encore la totalité du fonctionnel de Jasper Analysis, mais c'est sur la bonne voie !

Decideo : Lors de ces montées de versions, avez-vous comparé de nouveaux vos besoins avec les autres solutions du marché ?

Olivier Korach : Nous nous posons la question régulièrement. Mais tant que nous n'avons pas de mécontentement particulier ou de manque dans Jaspersoft, c'est une question que l'on se pose mollement ! Nous connaissons l'investissement fonctionnel et de montée en compétences. Nous avons mis trois ans avant d'arriver à produire l'ensemble des rapports et des analyses pour nos clients. Nous avons l'impression maintenant de bien maitriser et que l'on peut faire beaucoup de belles choses avec Jaspersoft. S'il fallait changer à nouveau de technologie, nous repartirions à zéro. Bien sur il pourrait y avoir une question de prix. Nous avons un contrat que nous renouvelons tous les deux ans avec Jaspersoft; nous n'avons pas eu de mauvaise surprise, mais s'ils changeaient leur politique… Une chose que je souhaite mentionner, nous avons très régulièrement des contacts avec un niveau élevé de management chez Jaspersoft. Cela nous permet de faire remonter nos besoins qui sont, ou ne sont pas bien sur pris en compte par la suite. Mais nous sommes encore un peu à la préhistoire de la BI dans nos produits et c'est très rare que nous arrivions aux limites de ce que Jaspersoft peut fournir.

Decideo : Vous parliez justement au début de cet entretien des raisons de coût qui vous ont fait basculer vers l'open source. Mais c'est bien la version commerciale de Jaspersoft que vous avez choisi et non la version communautaire. Pourquoi ?

Olivier Korach : Quand on fournit des solutions à des opérateurs mobiles, on ne peut pas se permettre d'être sans support. Nous avons donc besoin d'un support "commercial" avec un engagement de service. A moins que nous considérions que la technologie est totalement mature (comme Apache), lorsque nous faisons le choix de l'open source, nous prenons toujours un contrat de support. Mais la différence de coût total de possession reste significative entre un éditeur open source et un éditeur propriétaire. Ils n'ont pas à gérer le poids de l'historique, et leurs produits bénéficient aussi des efforts de la communauté des développeurs.

Decideo : Vous-mêmes, participez-vous à cette communauté en reversant vos propres développements ?

Olivier Korach : Non, pas encore sur Jaspersoft, mais sur d'autres produits, oui. C'est au cas par cas. Si l'on considère que l'on a apporté une amélioration unique, on ne la reverse pas forcément à la communauté. Mais il y a aussi des règles dans les licences open source que nous devons respecter. Certaines stipulent que si le client fait évoluer son produit, il doit mettre à disposition son évolution sinon il perd son droit d'utiliser le produit. Cela peut aussi être utile de le reverser car la communauté participera alors aussi à la maintenance du composant que nous avons reversé.




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