Propos sur le développement d’un système d’information décisionnel
Michel Bruley
Beaucoup d’entreprises se laissent submerger par les données internes et externes qu’elles utilisent et qu’elles ont générées pour la plupart. Elles ne savent pas comment créer une infrastructure analytique adéquate pour convertir des données en information, des informations en opportunités et des opportunités en actions. Pourtant le domaine du décisionnel est mature et un grand nombre de spécialistes savent très bien ce qu’il faut faire pour aligner les collaborateurs, les processus et les moyens informatiques avec la stratégie, pour construire une plate-forme matérielle et logicielle rentable, évolutive, pouvant répondre aux besoins présents et futurs, pour identifier et concevoir des applications adaptées au secteur d’activité, pour tirer profit de la croissance explosive des données dans l’entreprise, pour proposer une solution globale adaptée à un budget donné, pour mettre en place une prise en charge technique permanente, enfin pour assurer que leur solution satisfait les attentes en matière de ROI.
Par exemple pour développer de bons outils d’aide à la décision il convient de bien maîtriser toute la chaîne de valeur du projet, depuis la définition des enjeux pour l’entreprise jusqu'à la traduction opérationnelle sur le terrain de la mise en œuvre des solutions, et la réalisation du retour sur investissement. Les facteurs clés de succès d’une telle démarche sont surtout la pluri-compétence des équipes, en termes de connaissance des métiers ou des technologies associées, et la capacité à gérer un projet, en respectant le périmètre, le budget ou les contraintes de délais. Il s’agit en particulier de maîtriser les risques, d'obtenir rapidement des résultats les métiers, de fonder son système sur des solutions techniques permettant une expansion, de limiter l'investissement initial et enfin de chercher à maximiser le ROI.
Au-delà des aspects techniques il convient aussi de savoir conduire les changements induits par l’introduction de nouveaux moyens d’aide à la décision. Pour cela il faut comprendre les transformations induites et les enjeux associés, anticiper les impacts, les moteurs, les freins, les leviers et compléter les traditionnels plan d’administration du changement par des actions dynamiques d’implication et d’incitation.
Comme toujours en matière de nouvelles technologies, les entreprises qui débutent n’ont pas intérêt à trop déléguer à des tiers les études et la réalisation d’un nouveau système, mais elles doivent s’impliquer fortement et pour beaucoup faire avec leurs propres équipes, quitte à les renforcer et en particulier à intégrer des conseillers dans le groupe de pilotage. Ceci est vrai pour la réalisation d’un grand projet comme pour l’introduction de nouveautés en matière d’architecture comme la SOA, ou en matière de méthodes comme les approches RAD par exemple.
Pour aller plus loin sur ce sujet vous pouvez utilement consulter mes autres articles ci-dessous :
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