« Prenez-moi tout, mais laissez-moi mes hommes et je recommencerai tout » Henri Ford
Michel Bruley
Lorsque l’on parle de nouvelles technologies en général et de Big data en particulier, on discourt principalement d’aspects techniques, métiers ou de gestion de projet. Tous ces aspects sont importants, mais ce qui fait le plus souvent la réelle différence se sont les hommes.
Bien sûr, les capacités d'une organisation ne dépendent pas que de ses ressources humaines (nombre, qualité, compétences et expérience), mais aussi de ses ressources intellectuelles (droits d'auteur, dessins et modèles, brevets, etc.), de ses ressources financières (capital et crédit), de ses ressources physiques et matérielles (machines, terrains, bâtiments), et de ses ressources d'information (bases de données, etc.).
Cependant que cela soit pour l’ensemble de leurs activités ou de leurs projets en matière de Big data, les grandes entreprises doivent gagner la guerre des talents. Elles sont engagées dans une chasse aux talents avec leurs concurrents, pour avoir des collaborateurs efficaces qui peuvent gérer les complexités incalculables des grandes entreprises d’aujourd’hui (concurrence mondiale, exigences en matière de profits, marchés diversifiés …).
Les entreprises sont donc amenées à créer des programmes pour attirer les meilleurs collaborateurs potentiels, pour recruter "les bonnes personnes". Mais attention le simple fait de rechercher les meilleurs et les plus brillants, n'est peut-être pas toujours l'approche la plus efficace. Il faut aussi avoir des politiques de développement des talents en investissant dans la formation, la motivation, la supervision, les promotions de l’intérieur, les incitations, la culture d’entreprise ; pour donner confiance aux collaborateurs, renforcer leur engagement, les aider à équilibrer leur investissement carrière/famille, réduire les différences de statut, créer des relations de partenariat, les autonomiser …
Enfin il faut tenir compte, dans la grande entreprise en général, et en matière d’analyse de données en particulier, que le travail en équipe est indispensable, mais qu’il ne va pas de soi spontanément. Il nécessite des efforts, une volonté de cohésion et de l'organisation. Dans le domaine du Big data l’un des pièges à éviter est celui de l’homme providentiel, du mouton à cinq pattes (le data scientiste, le data miner, le fou de techno …) qui serait capables de résoudre tous les problèmes. Il faut au contraire constituer des équipes pluridisciplinaires.
Pour aller plus sur ce thème des ressources humaines dans le domaine des Big data vous pouvez utilement consulter mes autres articles sur ce sujet :
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