L’archéologie, il ne s'agit pas seulement de creuser. C'est un travail compliqué et méticuleux qui demande de la formation, de la patience et de gros budgets. C'est extrêmement interdisciplinaire. Pour les équipes d’archéologues, il s’agit de découvrir des traces du passé (excavation & description), de reconstruire l'histoire de la culture (qui était où, quand, avec quoi ?), d’expliquer les processus culturels (comment et pourquoi les cultures changent-elles ou restent-elles les mêmes ?), et enfin d’interpréter les cultures passées (que signifiait la vie des gens ?).
D’abord il faut trouver les sites. Il faut demander ou lire des rapports, faire des enquêtes pédestres, utiliser des dispositifs de télédétection sophistiqués, tels qu'un radar pénétrant dans le sol, des magnétomètres à protons ou mesurer la résistivité d’électrique, rechercher des sites à travers un processus d'échantillonnage souterrain, plaçant des fosses de test à intervalles réguliers.
Au final, les archéologues trouvent des artefacts, des objets transportables fabriqués et utilisés par les peuples du passé, des reliefs de construction qui ne peuvent pas être déplacés, des zones d'activité avec des groupes d'artefacts et de caractéristiques résultant d'activités particulières, des éléments environnementaux qui présentent des traces d'utilisation ou d'activité humaine, des objets ou fonctionnalités contenant des informations sur les systèmes de croyances des personnes et des objets ou caractéristiques qui contiennent des informations sur la structure sociale des peuples.
De multiples informations doivent être récupérées, des résultats de recherches documentaires, des cartes, des formulaires de site, des levés de surface, des tests de sous-sol et d’excavation, des échantillonnages, des résultats de nombreuses analyses … Dans toutes ces approches, la détermination du contexte est cruciale. Un seul artefact, dépourvu de tout contexte, ne fournit qu'une fraction des informations fournies par un objet pour lequel le contexte a été préservé et enregistré. Il en résulte que toute récupération de données est lente et fastidieuse, afin de ne pas perdre le contexte.
Si depuis toujours, les outils les plus importants en archéologie sont une petite truelle de maçon de 15 cm, un ruban à mesurer et un cahier, l’archéologue d’aujourd’hui à recours à toutes sortes d’analyse sur le terrain et en laboratoire et sait très bien utiliser toutes les technologies derniers cris en particulier numériques et constituer des bases de données souvent partagées entre scientifiques du monde entier.
Pour aller plus loin sur le thème des technologies numériques et l’archéologie vous pouvez utilement consulter certains de mes articles sur le sujet ainsi que d’autres, récents, que j’ai trouvés sur le web.
ADN : Néandertal & les mégadonnées
LiDAR : Big Data, Archéogéographie et Drone
Big data : Quand les big data permettent de déchiffrer les papyrus
Base de données : Qumrân - Le numérique au profit de l’archéologie
3D : L’archéologie numérique est arrivée
Mais le numérique a ses faiblesses et pourrait gêner les archéologues du futur : La stratégie de conservation des données de la civilisation khmère est à méditer
***
Rédigé par Michel Bruley le Mercredi 21 Mars 2018 à 09:37
|
Permalien
|
{0}
> A LIRE EN CE MOMENT SUR DECIDEO
-
Une étude Riverbed révèle que les entreprises du secteur industriel ont doublé leurs investissements dans l'IA, mais que seulement 37 % d'entre elles sont pleinement préparées sa mise en œuvre
-
L’écart d’exécution de l’IA : pourquoi la majorité des entreprises peinent encore à produire des résultats
-
Compliance : Altares lance la première IA dédiée au traitement des faux positifs
-
Impossible de stopper le shadow AI : voici comment en faire une force
-
Seules 7 % des entreprises considèrent que leurs données sont entièrement prêtes pour l’IA, selon une nouvelle enquête menée par Cloudera et Harvard Business Review Analytic Services
-
Denodo Platform 9.4 accélère la transition vers une IA agentique opérationnelle et performante
-
Sauvegarder, c’est gouverner : la donnée au cœur de la résilience numérique
-
La moitié des entreprises françaises s’efforcent de développer des capacités IA agentiques fiables, mais le talent, le coût et la réglementation/l’éthique restent des obstacles
-
Pourquoi ne devrait-on plus avoir peur de l’optimisation mathématique ?
-
Des silos de données à la clarté décisionnelle : Workiva réinvente la GRC avec une plateforme dopée à l'IA pour l'audit, le risque et le contrôle
Profil
Michel Bruley
Liste de liens
Dernières notes
Galerie
Archives
Rubriques
Rubriques








